Palais du peuple : les militants de l’UDPS remontent les bretelles aux députés nationaux

Publicité sponsorisée

Palais du peuple les militants de l’UDPS

Ils ont envahi les alentours de l’hémicycle pour montrer leur désapprobation de la motion incidentielle dans laquelle un député avait mis sur la table des élus, les actes posés par le Chef de l’Etat, en nommant des mandataires à la SNCC et à la Gécamines.

Les alentours du Palais du peuple, siège du Parlement congolais, ont connu une atmosphère pas habituel, les avants-midi du 10 juin 2019 : les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) sont allés faire pression sur les députés, en vue de leur imposer le respect à leur leader, l’actuel Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.

Des motocyclistes, appelés communément wewa, à Kinshasa, et d’autres membres de la base de ce parti politique au pouvoir, ont envahi les alentours de l’hémicycle pour réagir contre ce qu’ils qualifient d’« injures » ou d’« outrage » au Président de la République par les élus du peuple, qui ont voulu, le vendredi dernier, débattre sur les nominations faites par le Chef de l’Etat dans deux entreprises publiques, la Gécamines et la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

A lire aussi…

Une sévère mise en garde

L’un des meneurs de cette manifestation a noté devant la presse les militants du parti présidentiel étaient venus au Palais du peuple en vue de montrer à la Chambre basse du Parlement qu’ils désapprouvent cette façon de faire. « En tant que des légalistes et conformément au mot d’ordre de notre héros national Étienne Tshisekedi, qui avait appelé le peuple à se prendre en charge, nous sommes venus pour manifester notre mécontentement, faire notre mise en garde contre le bureau de l’Assemblée », a-t-il expliqué. S’ils continuent comme ça, a-t-il menacé, nous allons organiser une manifestation monstre dans le cadre de CACH, pour demander au peuple congolais d’appliquer l’article 148 pour dissoudre ce parlement et de nous conduire dans des élections anticipées parce que nous voyons que le Parlement actuel est vraiment une peau de banane pour le programme de notre président Félix Antoine Tshisekedi, qui est la lutte contre la pauvreté.

Des casses inévitables

Alors que la manifestation était déclarée pacifique, on a quand même enregistré certaines casses. La voiture du deuxième vice-président de cette institution, Balamage, qui a été pris à partie par les combattants de l’UDPS, avait subis des préjudices et à sa lunette arrière cassée. L’on indique que le premier vice-président de la Chambre basse du Parlement et président a.i de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, qui avait tenté de calmer ses combattants, avait également fait les frais de cette pression et son cortège a également été attaqué.

Le temps de reniement

Pour sauver la peau de leur parti politique, certains cadres de cette formation politique au pouvoir ont voulu renier leurs membres. « Ce ne sont pas les combattants de l’UDPS », a tenté de dire un cadre du parti politique du Chef de l’Etat.

Lucien Masidi

WhatsAppFacebookTwitterTelegramMessengerShare

Publicité sponsorisée