Sud-Kivu / Lutte contre la malnutrition : des acteurs de la santé nutritionnelle capacités par l’UNICEF et le PRONANUT sur l’ANJE-U




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Les gestionnaires du programme national de nutrition (PRONANUT) ainsi que les experts de la division provincial de la santé dans la province du Sud Kivu ont capacité sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant en situation d’urgence, ANJE-U en sigle.

Au terme d’une formation qui a duré cinq jours soit du 21 au 25 janvier courant, les participants se disent satisfaites de la matière apprises pendant ce temps et promettent de la mettre en œuvre sur le terrain pour l’intérêt des enfants cibles.

Un des participants et analyste assistant chargé de la communication à la DPS/Sud-Kivu indique désormais la province peut compter sur eux en matière de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant en situation d’urgence.

Il remercie l’UNICEF et le PRONANUT d’avoir pensé à la province du Sud-Kivu qui présente un grand nombre d’enfant en situation de malnutrition chronique.

« Nous avons appris beaucoup d’innovations. Nous serons très regardant par rapport aux urgences qui pourront surgir au niveau de la province, par rapport aux catastrophes qui sont souvent dus aux conflits interethniques etc. A ce niveau, on nous a montré que nous devons être trop rapide pour intervenir. Là nous serons entrain de sauver les vies de personnes surtout les nourrissons et les jeunes enfants » indique-il.

Docteur Tusuku Toussaint, principal formateur et chef de division des interventions au PRONANUT/RDC, reste convaincu que grâce à cette formation, la malnutrition dans la province du Sud-Kivu va sensiblement diminuer car ces acteurs formés, ont désormais de atouts pouvant leurs permettre d’intégrer les activités en rapport avec l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, cette catégorie de personnes étant selon lui vulnérable en situation normal et qui devient plus vulnérable en situation d’urgence.

« Il a été constaté que dans toutes les urgences cette cible n’était pas pris en compte, femmes enceintes et allaitants, les enfants de 0 à 24 mois. Cette tranche d’âge est vulnérable lorsque les pratiques de leurs alimentations ne sont pas de bonne qualité, pour éviter les hauts risques de décès dans les situation d’urgence. Nous pensons que les acteurs formés vont contribuer sensiblement réduire le risque de décès », souligne-t-il.

Pascal D. NGABOYEKA