RDC : Qu’a-t-on fait du credo de Mzee L.D. Kabila ‘’Ne jamais trahir le Congo’’

22 ans après la révolution AFDL




Laurent Désiré Kabila

17 Mai 1997-17 Mai 2019, il y a 22 ans, jour pour jour, depuis que l’AFDL, dirigée par Mzee Laurent Désiré Kabila renversait le régime dictatorial du Marechal Mobutu.

La RDC basculait depuis ce jour-là dans un nouveau régime aidé à l’occasion par une coalition des armées Rwandaise, Ougandaise et burundaise.

L’arrivée des nouveaux dirigeants avait suscité beaucoup d’espoirs dans le chef de la population congolaise qui croyait se libérer définitivement de la misère, des injustices, du chômage et d’autres maux qui avaient rongé la société congolaise.

C’était un véritable challenge pour Mzee L.D.Kabila qui avait trouvé le pays dans un état de déliquescence avancée, des infrastructures routières et hospitalières totalement délabrées, le tissu économique détruit, à la suite des pillages de triste mémoire de 1991 et 1993 savamment orchestrés par le maréchal Mobutu qui aimait dire à qui voulait l’entendre qu’après lui, c’est le déluge.

C’est dans cet état que Mzee L.D.Kabila trouva le pays. Il était difficile pour lui, de dire qu’il fallait commencer par ici et poursuivre par l’autre secteur tellement que tout était prioritaire.

En homme sage et déterminé à sortir le Congo du gouffre, il a décidé d’éduquer d’abord mentalement le congolais. En lui inculquant des vertus patriotiques et nationalistes à base desquelles, le pays pouvait décoller.

‘’L’auto-prise en charge ‘’ Mzee Kabila a rappelé à ses compatriotes qu’il n’y avait personne dans ce monde, en dehors du congolais qui pouvait développer  la RDC.

Des corrupteurs viendront, des tentations seront toujours au rendez-vous pour vous écarter du schéma de la vérité ’’. Moi je vous dis, Ne trahissez jamais le Congo. C’est le seul patrimoine que Dieu et nos ancêtres nous ont légué’’.

Ce discours bien que mal compris au départ, commençait à prendre corps surtout dans l’esprit des jeunes qui y ont  cru.

Ce qui fait que quand le Rwanda, à travers le RDC/Goma d’Azarias Ruberwa a décidé de conquérir la partie ouest du pays, par la base de kitona pour marcher sur la capitale, ces envahisseurs n’ont pu atteindre leur objectif.

Car les jeunes de Tshangu mobilisés et requinqués par le discours révolutionnaire de Mzee Kabila, ont résisté à l’envahisseur et mis en déroute les troupes du RDC/Goma.

Alors qu’ils combattaient mains nues, sans armes létales, leur détermination à défendre la patrie, a eu raison des ennemis du peuple, et des envahisseurs instrumentalises à l’occasion par des grandes puissances de ce mondé.

Le président Laurent Désiré Kabila bien que assassiné en son bureau de travail au Palais de marbre le 16 janvier 2001, ses enseignements sont restés vivants.

Son successeur Joseph Kabila Kabange a pratiquement poursuivi l’œuvre de feu son père et a réussi à pacifier et à unifier le pays qui était jadis, divisé en plusieurs morceaux. Il  a maintenu la flamme révolutionnaire et mobilisé le peuple autour des valeurs républicaines. Qui lui ont permis d’organiser en 2006, les premières élections véritablement démocratiques qui ont remis le pays sur le rail.

Aujourd’hui, la RDC est à sa troisième expérience en matière d’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques qui ont produit ses fruits à savoir : l’alternance pacifique du pouvoir au sommet de l’Etat.

Une élection qui fait école aujourd’hui dans le monde  et particulièrement sur le continent africain où jadis le changement de régime, était toujours ponctué des coups d’Etat, des violences qui occasionnaient le bain de sang, le déplacement massif des populations et l’insécurité

 Qu’a-t-on fait des enseignements de Mzee Kabila ?

Vingt-deux ans après l’entrée de l’AFDL, qu’a-t-on fait des enseignements du  héros national Mzee L.D.Kabila ?

Le FCC qui est à ce jour, l’héritier intellectuel de ce patrimoine, a-t-il été fidèle ? Selon nombre d’observateurs avertis, les héritiers de la philosophie de Mzee Kabila, ont à quelques exceptions près, abandonné la doctrine, pour s’attacher aux intérêts personnels et matériels.

 La preuve nous est donnée par des gouverneurs, députés et sénateurs … qui, une fois élu, n’hésitent pas à désigner leurs épouses, fils ou beaux-frères comme premiers suppléant, pour le remplacer au sénat, à l’Assemblée Nationale ou provinciale. Alors que beaucoup de méritants sont là

Jean Pierre SEKE  

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