Célébration : la RDC a fêté la journée du Soldat congolais

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17 Mai

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a déposé une gerbe de fleurs au mémorial du Soldat congolais, au rond-point Forescom, à Gombe.

La journée du 17 mai marquant l’entrée des troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (Afdl) conduite par Mzée Laurent-Désiré Kabila, à Kinshasa, est désormais célébrée en mémoire des Forces armées de la RDC.

Anciennement célébrée comme fête de la libération en référence à cet évènement lié à la chute du régime du maréchal Mobutu, les Congolais célébreront désormais chaque 17 mai « la révolution et les Forces armées de la RDC (FARDC) ». Et, cette journée reste, par ailleurs, maintenue « chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », selon le communiqué officiel signé par le ministre du Travail, de l’emploi et de la prévoyance sociale, Lambert Matuku Memas, destiné au monde du travail.

Des allocations de fin de carrière aux soldats

A l’occasion, le Chef de l’Etat congolais a procédé à la remise symbolique des allocations de fin de carrière aux militaires qui, admis à la retraite en 2003, devront rejoindre la vie civile. Des enveloppes ont été, dans ce cadre, remises, à un échantillon composé des trois généraux et un colonel.

Expliquant le sens de cet acte, le porte-parole des FARDC, le général Kasonga avait précédemment dit : « Depuis plus d’une vingtaine d’années, les militaires qui avaient été admis à la retraite en 2003, qui attendaient leurs allocations de fin de carrière vont être payés. Pas tous évidemment mais un échantillon, ouvrant ainsi la voie à tous ceux qui avaient été admis à la retraite ».

Une journée polysémique

Alors que le pays s’est accordé à fêter le soldat congolais à cette date du 17 mai, qui marquait l’entrée des troupes de l’AFDL sur Kinshasa, certains autres Congolais ne sont pas d’accord avec cette date. Pour eux, en effet, la date du 17 mai ne mérite pas d’être honoré par le peuple congolais parce qu’elle marque le commencement d’une ère pleine d’inquiétudes pour la nation congolaise. « C’est une date qui nous a créé trop de problèmes. Plus de morts, instabilité politique, misère, etc. Le peuple a plus souffert, à la place de bénéficier de la pseudo-libération », a entre autres déclaré le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme, Jean-Claude Katende. Je considère, a-t-il dit, le 17 mai comme une date qui a fait basculer le Congo dans les malheurs et l’inhumanisme. « Les parlementaires doivent chercher une autre date, pour fêter nos soldats. Faire coïncider leur fête à une date qui a été à la base des malheurs de certains d’entre eux ne ferait que les diviser. Parce que si certains se réjouissent de ce que l’entrée de l’Afdl a fait d’eux, d’autres, par contre, ne seront jamais contents de la situation dans laquelle cette entrée des troupes de l’Afdl les a mis », a soutenu un Kinois qui a voulu jouer à l’équilibriste. « C’est un jour férié officiellement reconnu », a commenté un autre Kinois. Mais pour lui, il faut, dans les jours prochains, changer cela officiellement aussi.

Lucien  Masidi

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