Libération des prisonniers politiques et d’opinion : les vérités de la Fondation Bill Clinton pour la paix

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Pour cette ONG de défense des droits de l’homme, les détenus libérés il y a deux jours, sont ceux qui ont été détenus illégalement pour des dossiers mineurs comme le vol simple, l’abus de confiance, les dettes, etc., ils ne font partie du nombre promis par le Chef de l’Etat.

Dans son communiqué signé le 18 juillet, la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) note que sur les sept cents prisonniers politiques et assimilés dont la libération a été promise par le Chef de l’Etat, seulement moins de cent ont été libérés, et le reste sont toujours détenus. Pour cette ONG, ces prisonniers qui ont été libérés sont ceux détenus illégalement pour le cas de dossiers de vol simple, abus de confiance, dette, etc. « Les sept cents prisonniers annoncés par le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi ne sont pas tous sortis de la prison. C’est seulement pour la consommation extérieure », a indiqué la FBCP dans ce communiqué portant la signature de son Directeur, Emmanuel Cole.

Pour la FBCP donc, les 182 prisonniers dont certains ont été libérés le 17 et le 18 juillet n’auraient rien avoir avec les 700 prisonniers politiques et assimilés promis par le Chef de l’Etat.

Des mauvaises conditions d’incarcération

Cette ONG de défense des droits de l’homme déplora, par ailleurs, les mauvaises conditions de détention dans les centres pénitentiaires de la RDC.

Pour la FBCP, en effet, malgré la réhabilitation de la prison centrale de Makala principalement le pavillon 11 de ce centre, les conditions d’incarcération y sont toujours déplorables. « Les conditions sanitaires et la nutrition sont très médiocres à cause du surpeuplement. Le pavillon 6, par exemple, est en très mauvais état pour accueillir beaucoup de prisonniers », a souligné cette association.

Cette ONG note, dans ce sens que la prison centrale de Makala compte, à ce jour, 8 087 détenus parmi lesquels 7 947 civils et 140 militaires dont 953 seulement sont condamnés. « Et, nous déplorons le non-respect de la procédure judiciaire par les magistrats. Parquets, cours et tribunaux sont mis en accusation pour avoir utilisé la prison comme un dépôt pour faire le commerce. Les parquets de grande instance de Matete, de la Gombe, de N’djili, de Kalamu, les parquets de Lemba, de Ngaliema, etc. sont pointés du doigt et accusés de remplir les prisons même pour des cas banals », a indiqué Emmanuel Cole.

Une justice réformée 

La FBCP dit encourager le Chef de l’Etat à installer un Etat de droit et de reformer la justice en RDC. « A titre d’exemple le comportement inadmissible qu’affichent les juges de la cour constitutionnelle concernant le traitement des dossiers litigieux de députation montre que tout est à refaire », a soutenu cette ONG, qui dit attendre des autorités judiciaires d’exécuter l’ordonnance du Chef de l’Etat pour la libération de 700 prisonniers et assimilés et autres cas sans aucun retard. La FBCP a également noté qu’il y avait même certaines listes dont le ministre de la Justice sortant avait refusé de signer l’arrêté avant son départ.

Lucien Masidi

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