Haut-Katanga : l’Agence nationale des renseignements accusée de détériorer le climat des affaires

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Haut-Katanga l’Agence nationale

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) reproche à ce service de sécurité de bloquer les activités de certains opérateurs du secteur minier, par les pratiques déloyales.

Dans son communiqué du 28 mai 2019, l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) regrette que l’Agence nationale des renseignements (ANR), par son message officiel n°05/ANR/DSL/PP/Pl/ du 05 mai 2019, ait donné instructions avec exécution sans faille aux services de l’Etat basés à la frontière de Kasumbalesa, dans le Haut Katanga, d’intercepter, sans indiquer les motifs, tout véhicule des sociétés « Esprit de corps », « Premier Cross Border »,  et « Premier Logistique », spécialisées dans le transport des produits et engins miniers.

L’ONG note, en effet, qu’en date du 10 mai 2019 et en exécution du message ci-dessus, huit véhicules de ces sociétés ont été immobilisés au péage de la route Likasi et à Kasumbalesa, sans aucune raison.

A en croire l’Asadho, toutes les démarches faites par les avocats de ces sociétés n’ont pas abouti à faire libérer lesdits véhicules ni à savoir ce qu’on leur reproche.

Une concurrence déloyale

Citant les informations en sa possession, l’Asadho a affirmé qu’il n’y avait aucun dossier ouvert à l’ANR/Haut-Katanga à ce sujet. Cette situation ne permet donc pas, selon cette association, aux responsables de ces sociétés de savoir les griefs portés contre eux et de présenter leurs moyens de défense.

Les mêmes informations arrivées à l’Asadho indiqueraient que l’ANR/Haut Katanga serait utilisée par une autre société concurrente spécialisée aussi dans le transport des produits et engins minier pour empêcher les trois sociétés sud-africaines d’opérer en RDC.

Pour l’Asadho, le comportement de l’ANR/Haut-Katanga constitue une violation flagrante des droits de la défense garantis par la Constitution congolaise, des dispositions du Code minier, l’ANR n’étant pas reconnue comme service intervenant dans le secteur minier, et un sabotage des efforts du Chef de l’Etat pour l’amélioration du climat des affaires sur l’ensemble du pays.

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Dans cette dénonciation, l’Asadho dit attendre du Président de la République, de sanctionner les responsables de l’ANR/Haut-Katanga, pour avoir détourné ce service de ses missions au profit des particuliers. Cette ONG exhorte également le chef de l’Etat à ordonner que les véhicules immobilisés soient libérés sans conditions.

Les responsables de l’ANR/Haut Katanga sont, eux, priés de libérer les véhicules immobilisés irrégulièrement ; et de s’abstenir de tout trafic d’influence dans l’accomplissement de leur travail.

JP Seke

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