Front Commun pour le Congo: L’URGENCE ET NÉCESSITÉ D’UN DIATOPISME DIALOGAL S’IMPOSE ! (Tribune)

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Après l’échec aux élections de certains caciques et non les moindres du FCC dont Emmanuel Ramazani Shadari, Lambert Mende et Évariste Boshab, les observateurs avertis du microcosme politique congolais s’accordent sur une chose : l’urgence et la nécessité d’un dialogue franc au sein de ce méga regroupement politique dont Joseph Kabila, ancien président de la RDC est ” Autorité morale”.

Tout en n’étant pas prophète de malheur, j’ose croire que s’il n’y a pas une remise sérieuse en question des sociétaires du FCC, ce dernier risquerait de disparaître à cause de mécontentements et frustrations des uns et traîtrise, guéguerre et positionnement des autres.

D’une part, après la victoire peu confortable d’Alexis Thambwe Mwamba et la défaite d’Evariste Boshab d’autre part au Sénat, on devine facilement qui est qui dans le Front Commun pour le Congo. Il y a des fidèles , il y a des résignés, il y a des aigris, il y’a des désobéissants et il y a également des intrus.

La dizaine de sénateurs FCC qui a voté pour Modeste Bahati Lukwebo, le samedi 27 juillet 2019, sont composée des hommes dangereux, traîtres et hypocrites. Ils ne savent pas affronter l’autorité morale du FCC en face, mais ils se libèrent des mots d’ordre, dans l’urne, en violation des consignes.

Les sénateurs FCC qui ont fait tomber Évariste Boshab sont certainement des hommes révoltés de la boulimie du seul PPRD. Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie s’est révélé d’un socialisme soviétique très écrasant, où les oligarques s’arrogent tous les droits. Les hommes et femmes qui composent le FCC, jugent leurs partenaires PPRD d’une gloutonnerie tendancieuse.

Il faut s’en échapper ou il faut jouer avec ?

Doit-on craindre d’autres départs après la sortie du gouvernement Ilunga Ilunkamba ? Certainement. …

Ainsi, il y a donc de la place et du gâteau pour tout le monde si, les uns ne veulent pas tout prendre au détriment des autres.

La révolution du palais, qui allait naître en cas de victoire de Modeste Bahati Lukwebo, au perchoir de la chambre haute du parlement est passée. Elle va se muer en des transfuges idéologiques de positionnements. Il est aussi à redouter la tactique d’un mouvement osé des aigris, qui vont suivre les exclus. Les exclus aigris du PPRD et du FCC ont une relative longue histoire , depuis 2009, les époques de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) en passant par la Majorité Présidentielle (MP) jusqu’à l’épisode de la recherche du Seuil électoral, qui créa le Front Commun pour le Congo.

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La politique de la prudence peut-elle aussi donner raison aux fidèles des fidèles du FCC? Certains caciques sont énervés que, depuis des fissures en déchirures, il n’y a que les plus privilégiés du PPRD, de l’AMP, de la MP ou du FCC qui claquent la porte. Ils sont qualifiés d’ingrats, ayant profité de la protection et des largesses du président Joseph Kabila, l’autorité morale, pour se fabriquer, qui, un nom, une notoriété, une échelle, avant de s’affranchir. Eux aussi répliquent, tantôt en accusant directement l’autorité morale de dictature, ou en dénonçant les protecteurs sévères du régime.

Au demeurant, le vrai FCC sera connu après la publication du gouvernement. Malgré la victoire d’Alexis Thambwe Mwamba, la défaite d’Evariste Boshab est un précédent fâcheux. Il faut déjà identifier les tendances et ouvertement se prononcer afin d’éviter les métastases du réflexe Bahati Lukwebo au sein du FCC.

 

 

 

 

 

Blaise Ekongola

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