Félix Tshisekedi qualifié de père de la décrispation politique en RDC




Félix Tshisekedi, le père de la décrispation

La République Démocratique du Congo est, depuis l’avènement de Félix-Antoine Tshisekedi aux affaires, entrée dans une nouvelle ère politique. Beaucoup de choses ont changé, et le pays est cité en exemple pour avoir réussi, l’alternance pacifique du Pouvoir au sommet de l’Etat.

Alors que généralement, et surtout dans les pays africains, le changement de régime est toujours ponctué par un bain de sang occasionné par des coups d’Etat et autres formes de violences.

Ce qui fait dire aux observateurs le plus avertis que la RDC est vraiment un pays atypique. Mais qu’est ce qui a caractérisé chaque Président ayant dirigé le Congo-Kinshasa depuis son indépendance en 1960 ?

C’est ce que nous allons examiner dans les lignes qui suivent.

En effet, selon des historiens et analystes politiques, Joseph Kasa-Vubu, le tout premier président de la RD.Congo est considéré comme le père de la bonne gouvernance.

C’est le seul Chef de l’Etat qui, après ses missions officielles à l’étranger, retournait le reliquat  des frais dans le Trésor Public. Un comportement modèle qui fait date dans les annales de l’histoire de notre pays.

Pendant son mandat, il n’y avait pas d’inflation et le niveau de vie de congolais était comparable à celui des canadiens, Sud-Coréens et beaucoup d’autres nations développées.

Les jeunes du monde entier venaient étudier dans les Universités du Congo. Et les malades qui provenaient de partout, venaient se faire soigner dans nos hôpitaux à savoir : Clinique Elisabeth (aujourd’hui Clinique Ngaliema), la clinique danoise (Clinique Kinoise), les cliniques universitaires, et même l’Hôpital Général Mama Yemo, et le CMK (Centre Médical de Kinshasa).

C’était des formations médicales qui comptaient parmi les plus réputées sur le continent. Aujourd’hui la tendance est inversée. Ce sont des congolais qui vont se faire soigner à l’étranger en l’occurrence en Inde, en Suisse, à Bruxelles,  Paris ou encore Afrique du Sud.

Kasa-vubu a légué un matelas important de devises fortes  évalué à des milliards de dollars américains après son départ.

Mobutu, le père de l’unité nationale

Mobutu Sese Seko fut le deuxième président à diriger la RDC (de 1965 à 1997), soit 32 ans au pouvoir.

C’est le Chef de l’Etat qui a duré plus longtemps au pouvoir. Il a été souple les 5 premières années de son règne. Et quelques acquis de la 1ère République, avaient perduré. Les étrangers continuaient à venir se faire soigner au Congo. Il en est de même pour des jeunes de différentes nationalités qui venaient se former au pays de Lumumba.

Mais cinq ans après, il a instauré une dictature la plus cruelle jamais connue auparavant. Il a instauré le système de parti unique et l’économie du pays avait sombré après la Zaïrianisation et les pillages de triste mémoire de 1991 et 1993.

Malgré ce mauvais côté, Mobutu est l’homme qui s’est battu pour l’unité du pays et des congolais.

Joseph Kabila, le père de la démocratie

Le maréchal Mobutu était renversé par Mzée Laurent-Désiré Kabila en 1997. Il était à la tête d’un mouvement politico-militaire dénommé AFDL. Et qui était soutenu dans sa campagne par les armées du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda.

Il n’a pas  fait longtemps. Il a eu le mérite d’éveiller la conscience des congolais en leur enseignant l’auto prise en charge.

Il a, après son assassinat en 2001, été remplacé par Joseph Kabila Kabange, son fils. Ce dernier a trouvé le pays en lambeaux. Divisé en plusieurs morceaux. Il a, malgré son jeune âge, réussi à pacifier et à unifier le pays. C’est lui qui a organisé les premières élections véritablement démocratiques et transparentes.

Il en a organisé 3 au total : en 2006, 2011 et 2018.

C’est sous son leadership, que l’alternance au sommet de l’Etat s’est opéré pacifiquement. Il a été remplacé par un opposant, Félix Tshisekedi, de l’UDPS, sans un seul coup de feu.

Félix Tshisekedi, le père de la décrispation

L’actuel Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est aujourd’hui considéré comme le père de la décrispation politique du pays. Il a réussi à libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion ; Diomi Ndongala, Franck Diongo, Molidela, Me Muyambo etc… il a autorisé le retour au pays de tous les exilés politiques qui avaient des antécédents avec le régime Kabila à savoir : Moise katumbi, Olivier kamitatu… Et bientôt Mbusa Nyamwisi,  Honoré Ngbanda et les autres s’apprêtent à rentrer au bercail.

Il a ouvert à l’opposition des espaces dans les médias publics (RTNC et ACP). Ce qui ne fut pas le cas avant. Il cohabite sans problème avec le FCC, dirigé par son Prédécesseur.

Voilà qui fait dire aux analystes politiques les plus avisés que FATSHI est véritablement le père de la décrispation politique du Congo.

Jean-Pierre SEKE




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