État de siège au Nord-Kivu : les acteurs de la société civile s’opposent au point de vue d’un groupe des députés provinciaux

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Dans une lettre ouverte adressée au président de la RDC Félix Tshisekedi le 22 juillet dernier, un groupe de 17 députés de la province du Nord-Kivu lui ont demandé que l’État de siège soit seulement circonscrit dans la zone de Beni car pour les signataires, la souveraineté de l’État est menacée par l’activisme des rebelles ougandais ADF.

Pour un membre de la société civile du Nord-Kivu, l’avis de ces députés est contraire à la réalité de l’initiative du Chef de l’État.

« Je pense que c’est leur point de vue qui n’a engagé à rien la majorité de la population du Nord-Kivu. Parce que quand vous observez la situation qui a prévalu dans le territoire de Masisi, il y a plus de 30 ans créant une instabilité avec plusieurs groupes armés et des gens qui se sont constitués à des gangs. Vous allez dans le Rutshuru, dans la ville de Goma, vers Beni et Libéro, c’est une instabilité totale au niveau de la province », a précisé maître Olivier Ndoole, coordinateur de l’Alerte congolaise pour l’environnement et les droits de l’homme (ACEDH) au Nord-Kivu.

Il croit par ailleurs que certains députés provinciaux ont organisé des manifestations pour dénoncer ce qui est vu comme  » souffle de l’extrême faible » dans la gouvernance civile.

« On ne sait pas par quelle gymnastique politique du coup, les députés provinciaux du Nord-Kivu au lieu d’appeler les gens à soutenir l’État de siège ou à donner les propositions démocratiques pour son amélioration, eux demandent au Président de la République de limiter l’État de siège à Beni, pourtant le résultat assigné à cet état de siège est le rétablissement de la paix », a-t-il indiqué.

Mérite BAHOGWERHE JEAN PAUL/L’INTERVIEW.CD

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