Entreprises publiques : Grogne sociale à l’OCPT

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Les agents et cadres de cette entreprise publique réclament quatre mois de salaires pour Kinshasa et quinze pour d’autres provinces du pays.

Les employés de la Société congolais de postes et de télécommunications (SCPT), ex-OCPT veulent aller en grève. Le matin du jeudi 23 mai 2019, ils étaient sur le perron de la direction générale de leur entreprise en vue de mener des actions pacifiques. Mais déjà, il y avait brulé des pneus.

Selon les calicots et banderoles postés sur le fronton du bâtiment de la direction générale de cette entreprise publique, ces agents et cadres de la SCPT réclament quatre mois d’arriérés de salaire pour Kinshasa et quinze mois pour les provinces, ainsi que l’audit du comité à la tête de cette entreprise et le départ de leur directeur général par intérim, Patrick Umba.

En plus de ces revendications du personnel actif, les retraités de la SCPT attendent, eux, le paiement de leur salaire d’attente évalué à plus de cinq mois, ainsi que le paiement de leurs décomptes finals.

 

Une intervention de la police

Pendant que le personnel de la SCPT s’apprêter à mener des actions devant le siège de leur entreprise, la police est intervenue pour tenter de calmer la situation. Les éléments de la police ont, premièrement, éteint le pneu brulé devant ce bâtiment, pendant que leur hiérarchie, conduite par un major, cherchait à négocier avec les manifestants pour éviter le débordement.

Selon des syndicalistes trouvés sur place, la police voulait qu’ils enlèvent les banderoles placés devant le bâtiment et leur conseillait des manifestations en évitant de faire trop de bruits.

Les agents de la SCPT affirment avoir déjà saisi le Président de la République pour lui exprimer leurs préoccupations. Mais, à les en croire, aucune solution n’a, jusque-là, été trouvée à leur situation.

Pour eux, le souhait est d’aller faire un sit-in devant le bureau du Chef de l’Etat en vue de faire entendre leur voix. « Pour les autres entreprises, des solutions ont été vite trouvées. La SCPT fait aujourd’hui figure de parent pauvre car, personne ne veut s’occuper de son dossier et celui de son personnel », a souligné un agent trouvé sur place.

Il est rappelé que la grogne dans les entreprises publiques a commencé juste la prestation de serment du nouveau Chef de l’Etat. Dans certaines de ces sociétés comme Transco, l’ex-Onatra, Sonas, etc., des solutions palliatives ont été trouvées alors que la SCPT dit n’avoir pas encore eu échos de ses revendications. Pourquoi doit-on faire subir un tel calvaire aux  travailleurs ? Alors que depuis le début de cette année, cette entreprise a fait des recettes faramineuses jamais réalisées depuis des longues dates. Rien qu’en février 2019 nos informations renseignent que SCPT a réalisé des recettes équivalant a celles produites toutes l’année 2018. Il y a donc quelque part mauvaise foi de l’employeur qu’il faut tenir œil.        

 

Lucien Masidi

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