Formation du Gouvernement : tous les élus ne sont pas concernés




Ils resteront soit au Sénat, à l’Assemblée nationale ou dans les assemblées provinciales ou encore aux gouvernorats où ils ont été élus.

Selon des sources concordantes, la coalition Cach-FCC s’est résolue de ne pas aligner dans le gouvernement en formation, toutes ces personnalités qui ont été élues pour les différentes institutions du pays. Au niveau du Front commun pour le Congo, ce principe serait déjà formellement adopté.

A en croire ces informations, les députés nationaux et provinciaux, les sénateurs ainsi que les gouverneurs dernièrement élus n’entreront pas dans le gouvernement. Ils resteront, selon ces sources, dans les institutions où ils étaient élus, en laissant la possibilité d’aligner au gouvernement d’autres noms.

Cette idée rencontre, note-t-on, une certaine opinion qui condamnait cette stratégie adoptée par les politiques congolais postulant au Parlement, aux assemblées provinciales, de prendre comme suppléants, les membres de leurs familles respectives. « Ils sont, en quelque sorte, bloqués parce que certains d’entre eux pensaient aller au gouvernement et laisser leurs places à l’assemblée nationale ou provincial et/ou au sénat, à leurs suppléants qui ne sont autres que leurs épouses, leurs maris ou leurs enfants », se réjoui un Kinois sous le couvert de l’anonymat.

L’opinion condamne également une autre pratique qui voit une personnalité postuler pour plusieurs institutions de la République à la fois de telle sorte que l’on voit son nom à la présidentielle, aux législatives nationales et provinciales, au sénat et comme candidat gouverneur de province. « Il ne faut pas être trop glouton. Il faut plutôt apprendre à laisser également un peu d’espace pour les autres », souligne-t-on à travers Kinshasa.

 

Lucien Masidi