Bukavu – protection des droits de l’enfant : la commune de Kadutu plaide pour la construction des centres d’encadrement des enfants et jeunes




Bukavu - protection des droits de l’enfant

Les sensibilisations sur les droits de l’enfant tel que repris dans la convention relative aux droits de l’enfant « CDE » se poursuivent dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

Après la commune d’Ibanda le weekend dernier, les enfants reporters de la province du Sud-Kivu ont échangé avec certains parents élèves, les cadres de base et l’autorité municipale de la commune de Kadutu dans un dialogue dit « générationnel », organisé par la division provinciale du genre, famille et enfants en collaboration avec l’UNICEF, l’après-midi du lundi 24 février 2020.

Selon le chef du bureau de la commune, des mécanismes sont mis en œuvre dans sa municipalité pour ramasser des enfants dits « de la rue », Paul Jean-Marie indique que ceux d’entre ces enfants sont amener au tribunal pour enfant, le seul établi dans la ville et érigé dans la commune de Kadutu.

Au regard du nombre accru d’enfants de la rue dans cette commune appelée « commune mère » de Bukavu, Paul Jean-Marie Lwaboshi invite le gouvernement provincial et national à s’impliquer dans la construction des centres d’encadrement des enfants et des jeunes, car ils sont les gouvernants de demain.

« Les enfants sont l’avenir de demain, la rue n’a jamais mis au monde. L’autorité communale et nous tous avons le devoir de protéger les enfants. Ce pays sera dirigé par des jeunes consciencieux et non les jeunes de la rue. Nous essayons de tout faire pour récupérer ces enfants égarés. Nous comptons également sur les efforts d’en haut par ce qu’il faut construire des centres d’encadrement des jeunes pour les activités scolaires, interscolaires, sportives et culturelles. Nous devons récupérer ces enfants par tous les moyens », a-t-il souligné.

Présent dans ce dialogue, le président de la société civile de Kadutu, Hypocrate Marume a souligné l’engagement des acteurs sociaux dans le respect des droits des enfants, surtout dans le secteur éducatif, citant certains responsables d’écoles qui cherchent à tracasser les élèves en leurs faisant payés des frais non retenus dans l’arrêté du gouverneur.

Pour lui, des sensibilisations se font car il y a beaucoup de frustrations avec l’avènement de la gratuité et le mauvais traitement des élèves dans les écoles.

Notons la présence dans cette activité d’une délégation de l’UNICEF conduite par le responsable de la communication externe-pays UNICEF/RJEA, Jean-Jacques Simon et de la cheffe de vision du genre, famille et enfants.

Pascal D. NGABOYEKA