RDC : Nomination des mandataires aux entreprises publiques, le système de quota politique aiderait-il à avancer le pays ?




MIBA, GECAMINES, SNCC, SCTP, SCPT

Après la formation du gouvernement central par Ilunga Ilunkamba au dernier semestre de l’année 2019, place maintenant à la nomination des mandataires au sein des entreprises publiques.

Le sujet fait en tout en cas parler de lui ce dernier temps dans différents salons huppés de la capitale. Au point où les réseaux sociaux en ont fait leur Choux gras. Certains médias en ligne lus la semaine écoulée ont même supputé sur le nombre de portefeuilles qu’obtiendraient certains partis du CACH.

En effet, même si l’information n’est pas encore officielle, des observateurs avertis ne doutent plus sur l’éventuel partage des entreprises du portefeuille entre le FCC et le CACH. Il nous semble même que c’est le projet que les membres de la coalition au Pouvoir ont toujours mijoté depuis des longues dates.

Au cas où cette information se confirmait, nombre d’analystes se demandent si partager le portefeuille de l’Etat aiderait vraiment à faire avancer le pays ?

Les entreprises du Portefeuille sont d’essence, très technique et nécessitent des compétences avérées suivant la spécialité ou l’objet de chaque entreprise.

Voilà pourquoi, en lieu et place  de confier leur gestion entre des mains inexpertes, il est plutôt plus sage de procéder par exemple par des concours, des tests comme  cela s’est fait en début des années 2000.

Concours qui était piloté à l’époque par le COPIREP que dirigeait Ilunga Ilunkamba, l’actuel Premier Ministre.

Beaucoup d’analystes pensent que le choix des mandataires grâce au concours, que le Gouvernement Central organisera, pourra encore bien se passer dans la mesure où la personne qui gérait ce dossier, est aux commandes de l’Exécutif national ?

Le concours des candidats DG et autres membres des comités de gestion des entreprises et établissements publics, sera le meilleur moyen de les sauver surtout que la plupart d’entre eux sont devenus des canards boiteux. Point n’est besoin de les énumérer ici. Il n’ y a qu’à voir ce qui se passe à la MIBA, GECAMINES, SNCC, SCTP, SCPT, SNEL, RVF, LMC, CVM, TRANSCO… pour ne citer que ceux-ci.

Si nous voulons obtenir des résultats probants et dans le souci de prévenir la banqueroute, les dirigeants du pays feraient mieux d’éviter le partage des entreprises et établissements du Portefeuille suivant le quota  politique. Où les mandataires se comporteront non pas en manager mais plutôt en délégués des formations ou regroupements politiques pour lesquelles ils seront redevables.

La chose publique doit être gérée suivant les normes universelles de gestion et par des personnalités qualifiées et justifiant une certaine expertise et une probité morale avérée non suivant des couleurs politiques qui risque si on n’y prend garde, d’enfoncer davantage ce fleuron de l’Etat.

En effet, au moment où l’Etat a grandement besoin des moyens financiers pour assurer son bon fonctionnement,  les entreprises et établissements publics devraient être à même de payer  leur impôt, d’apporter leur contribution au Trésor Public au lieu que cela soit l’apanage des seules régies financières.

Les autorités compétentes du pays doivent veiller à cet aspect pour la bonne marche du pays.

 

Jean-Pierre SEKE