Sud-Kivu : Suite à la barrière érigée sur la RN5, la circulation perturbée entre Bukavu et Uvira

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Sud-Kivu  Suite à la barrière érigée sur la RN5,

Les habitants du groupement de Mumosho dans le territoire de Kabare ont barricadé la route nationale numéro 5, entre la ville de Bukavu et celle d’Uvira au niveau du centre de Nyangezi, durant la journée du mardi 10 mars 2020.

Cette population a manifesté pour dénoncer le silence des autorités dans le dossier foncier qui les oppose à Bakulikira Nguma Janda, au sujet de l’occupation de la concession qui jadis appartenait à la société Pharmakina de Bukavu.

Les habitants de Mumosho en colère ont marché jusqu’à Nyantende.

Sur place, ils ont saccagé et détruits toutes les barrières de la police de circulation routière (PCR) et du Fonds National d’Entretien Routier (FONER), nous fait savoir Amani Matabaro Tomn, leur porte-parole.

A lire : A Bukavu, Néhémie Mwilanya a appellé les communautés du Sud-Kivu à “l’unité et à la cohésion sociale” pour le développement de la province

Des troncs d’arbres ont été placés sur la route nationale N°5.

Pour l’instant, aucune circulation n’est possible entre la ville de Bukavu, les groupements de Karongo-Nyangezi et la cité de Kamanyola en territoire de Walungu ainsi que dans la ville d’Uvira.

Le chef intérimaire du groupement de Mumosho Bagalwa Bigirinama, Innocent confirme la présence des barricades sur la route nationale N°5 et la persistance des tensions dans le chef des habitants.

Il appelle les manifestants à la retenue et à ne pas s’en prendre aux biens publics et d’attendre l’issue du dossier avec le soutien des autorités au plus haut niveau.

Amani Matabaro Tom, représentant de la solidarité des ressortissants de Mumosho, indique que c’est depuis les siècles que la population de Mumosho exploite ces terres.

Pour lui, la population veut seulement voir M. Janda, respecter scrupuleusement les limites de sa concession telle que lui laissée par la Pharmakina auprès de laquelle il avait acheté ces terres.

La population demande également au commandant de la police d’enlever les éléments qui sont déployés depuis plusieurs semaines dans leurs champs.

Ces policiers sont auteurs actuellement de plusieurs abus et tracasseries auprès de la population civile, indique notre source.

Pascal D. NGABOYEKA

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