Sud-Kivu: l’UNC sollicite une révision au sein des postes en province (communicateurs)




Sud-Kivu l’UNC

Dans une déclaration faite ce mardi 5 novembre, à Bukavu chef-lieu du Sud-Kivu, les communicateurs de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), ont souligné que, leur parti a désormais 10 députés provinciaux. Ce, après la validation de Augustin Bulimuntu.

Ainsi ils indiquent que ça constitue la deuxième force politique de la province après le PPRD.

Ces cadres de l’UNC en province rappellent cependant que l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC-A) jadis concurrente de leur parti, a préféré, par la bouche du sénateur Lukwebo, recouvrir son autonomie du FCC, du CACH et de la Société Civile.

Par conséquent, la logique politique ayant ainsi évolué, “l’urgence impose que les forces politiques actuellement concernées se retrouvent pour refaire la répartition équitable et équilibrée des dividendes en province du Sud-Kivu et ceci au prorata du poids réel de chaque formation politique”, indique la déclaration lue par Euphrem Ngoy, porte parole a.i du parti de Vital Kamerhe.

Ils précisent en outre que la grandeur de leur parti ne doit plus s’arrêter au seul poids numérique à l’Assemblée provinciale.

Pour ce faire, l’UNC Sud-Kivu refuse de ne plus se contenter des postes d’adjoints et rappellent à sa hiérarchie et à l’opinion qu’elle ne mérite pas de demeurer à des postes d’adjoints même là où elle mérite comme par nature d’être titulaire, rapporte ladite déclaration.

Ces communicateurs de l’UNC disent donc considérer “ne pas reconnaître cette nouvelle configuration en faveur de leur parti” et en tirer vite les conséquences, car ça constitue une erreur stratégique volontaire relevant de la mauvaise foi de la part de ceux qui doivent en décider et comme le péché par omission, ceci ne restera pas sans conséquences, indiquent ils.

A Noter que c’est la deuxième déclaration du genre des cadres de l’UNC au Sud-Kivu.

Dans une lettre adressée à leur président national en date du 19 juillet dernier, des jeunes et autres structures de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) avaient dit ne pas se sentir concernés par la gestion actuelle de la province dans la configuration actuelle.

Ils s’étaient engagés à œuvrer jusqu’à ce que l’UNC recouvre “son image, son prestige et sa stature réelle”.

Ils annonçaient d’ailleurs des actions populaires pour rétablir l’équilibre et l’équité « bafouées » par cette gestion si aucune solution « de bonne foi » n’est trouvée.

Dans la même correspondance, ces jeunes de l’UNC, dénonçaient une mauvaise gestion des ambitions à l’interne dans leur parti politique, d’avoir été mal servis dans les différentes nominations et beaucoup d’autres plaintes.

Pour rappel, l’UNC occupe le poste de vice-gouverneur, et compte 2 ministres provinciaux ainsi que le poste de directeur de cabinet adjoint, sans compter quelques membres dans le cabinet du gouverneur Théo Kasi Ngwabidje.

Pascal D. NGABOYEKA