Santé : célébration la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale




fistule

A Kinshasa, l’hôpital Biamba Marie Mutombo a été choisi comme cadre pour cette activité organisée par les ministères des secteurs de la santé et de la population ainsi que leurs partenaires.

L’hôpital Biamba Marie Mutombo, dans la& commune de Masina, a servi de cadre à la célébration, le 23 mai 2019, de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Cette année, le thème retenu pour cette journée a été : « La fistule est une violation des droits humains ».

L’activité a été organisée par les ministères de la Santé, du Genre, de l’enfant et de la famille ainsi que leurs partenaires dont le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

Il est rappelé que la campagne contre la fistule obstétricale a été lancée depuis 2006 en RDC. Pour la ville-province de Kinshasa, trois hôpitaux ont été ciblés comme sites pour cette campagne. Il s’agit des Cliniques universitaires, l’hôpital Saint Joseph de Limete et l’hôpital Biamba Marie Mutombo.

Depuis cette année-là, l’hôpital Biamba Marie Mutombo a reçu des femmes venues des différentes provinces du pays, dont le Bandundu, qui ont été opérées et intégralement prises en charge par cette formation médicale.

Pour l’administrateur délégué de cette formation médicale, œuvre de la star de basketball Jean-Jacques Motombo Dikembe, Mè Mpoy Louman, c’est un signe d’honneur que son institution sanitaire soit ciblée pour la campagne de l’élimination de la fistule obstétricale ainsi que pour la célébration de cette journée du 23 mai. Il a, de ce fait, promis que cette formation médicale va s’engager, comme les autres, à œuvrer pour l’élimination de cette maladie provoquée et honteuse pour les patientes.

La fistule obstétricale, rappelle-t-on, est l’une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir notamment lors d’un accouchement. Il s’agit d’une perforation entre le vagin et la vessie ou le rectum, due à un arrêt prolongé du travail en l’absence de soins obstétricaux. Elle provoque une fuite d’urine et/ou de matières fécales par le vagin, et entraîne à plus long terme des problèmes médicaux chroniques ainsi que des problèmes sociaux, étant donné que les femmes qui souffrent de cette affection ont souvent été stigmatisées et marginalisées par la société. Elles sont souvent condamnées à la dépression, à l’isolement social et à une aggravation de la pauvreté.

Des centaines de milliers de femmes et de filles, rappelle-t-on, vivent avec cette lésion en Afrique subsaharienne, en Asie, dans les États arabes ainsi qu’en Amérique latine et aux Caraïbes, et des nouveaux cas surviennent chaque année. Le représentant du FNUAP à cette manifestation a, par ailleurs, noté qu’il était pourtant possible de prévenir la fistule. Mais, selon lui, le fait qu’elle n’ait pas disparu témoigne des carences des systèmes de santé face aux besoins essentiels des femmes.

La journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale est fêtée chaque 23 mai.

Lucien Masidi