RDC : le député Jean-Jacques Mamba exige de Kamerhe des explications sur l’octroi des marchés de 171.000.000$ passés de gré à gré




Jean-Jacques Mamba vital Kamerhe

En vertu des dispositions de l’article 138 de la constitution, qui prévoient les moyens de contrôle pour tout parlementaire, le député national du mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Jacques Mamba, élu de Lukunga, s’est basé en plus d’autres dispositions réglementaires de l’Assemblée nationale, pour s’adresser au directeur de cabinet du président de la République, Vital Kamerhe.

« De prime à bord, je constate que dans le cadre du programme de 100 jours du chef de l’État, l’administration de la présidence de la République que vous dirigez (Vital Kamerhe,ndlr) s’est activée utilement dans la réalisation de ce programme en qualité d’autorité contractante telle que définie dans la loi 10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics », écrit-il dans son initiative parlementaire dont une copie est parvenue à L’INTERVIEW.CD.

Jean-Jacques Mamba qui dénonce la violation de la loi relative à la passation des marchés publics et la loi des finances, pour un montant de 237.000.000 de dollars américains, évoque à cet effet, la nécessité d’établir les responsabilités et le cas échéant de restituer la vérité au peuple congolais.

Par ailleurs, ce député national de l’opposition exige de Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président de la République des éclaircissements , notamment sur la quasi-totalité des marchés publics conclus par la présidence qui ont été selon lui, passés en procédure de gré à gré en violation des dispositions des articles 37 et 42 de la loi relative aux marchés publics.

Cet élu exige aussi des explications en rapport avec un certain Samih Houballa Jammal, non autrement identifié, qui s’était vu attribuer selon Jean-Jacques Mamba, par l’administration de la présidence de la République, deux marchés publics de 171.000.000 dollars américains pour ses deux sociétés respectives créées semble-t-il dans l’espace de 8 mois entre août 2018 et en avril 2019.

Il sied de signaler que le député Mamba ne trouve aucun inconvénient dans son initiative, car estimant que l’administration de la présidence de la République est un service public de l’État dirigée par un directeur de cabinet. Et que ce dernier ne peut pas être exempté du contrôle parlementaire tel que le stipule l’article 138 de la constitution, ce qui justifie ainsi la question écrite adressée à Vital Kamerhe par cet élu du MLC.

Bivince Mpungu