Procès en appel : «On risque d’assister encore à un jugement préfabriqué », prévient Fidèle Mugisho

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Vital Kamerhe a géré le programme d'urgence des 100 premiers jours dans lequel il y a des soupçons de corruption

Des sympathisants, militants et cadres de l’UNC au Sud-Kivu suivent de très près l’évolution du procès au second degré du président national de leur parti Vital Kamerhe, procès dont les audiences ont repris lundi 31 mai à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.

Le président de la jeunesse de l’UNC dans la ville de Bukavu Fidèle Mugisho dénonce les manœuvres du juge président qui « visiblement » est venu avec son propre jugement, en ce sens qu’il ne veut pas prendre en compte les arguments de la défense.

«Pour un procès préfabriqué, on risque d’assister encore à un jugement préfabriqué », a-t-il prévenu.

Pour lui, il est déplorable que les membres de la composition du tribunal ayant condamné en première instance leur leader et président national aient été promus à des postes stratégiques.

«Notre crainte en est que le nouveau juge peut espérer qu’en condamnant un innocent il aura aussi de promotion », a poursuivi Fidèle Mugisho, qui salue les compétences et la détermination des avocats de Vital Kamerhe qui ne cessent de prouver à la face du monde l’innocence de leur client.

Fidèle Mugisho invite les militants et toute la population à rester serein et à continuer à prier pour le « pacificateur » Vital Kamerhe.

«Nous espérons comme lui-même le crois, que la vraie justice viendra de Dieu. Le moment venu Dieu lui-même a beaucoup des chemins pour sauver les siens et il n’y a rien qui va nous frustrer. Le juge devrait se dépasser de toute influence et pression politique et dire le vrai droit et le vrai droit pour nous c’est, acquitter l’honorable Vital Kamerhe car les maisons préfabriquées existent bel et bien », a-t-il soutenu.

Rappelons qu’à l’issu de l’audience de ce mardi 1er juin, les avocats de Kamerhe ont déposé la récusion des juges pour causes d’impartialité. Vital Kamerhe alors directeur de cabinet de Félix Tshisekedi avait été condamné en première instance par la TGI/Gombe le 20 juin 2020 pour « détournement » des fonds alloués à l’achat des maisons préfabriquées dans le programme de 100 jours du chef de l’Etat.

Pascal Digadiga Ngabo/L’INTERVIEW.CD

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