Nord-Kivu : La cité de Bunagana toujours entre les mains du M23, Francine Muyumba hausse le ton et invite le gouvernement à prendre ses responsabilités

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RDC Francine Muyumba Senat Sénatrice

Dans une interview accordée à la presse ce mardi 02 août Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, la sénatrice Francine Muyumba a fait savoir qu’il est inacceptable et inadmissible que Bunagana reste pendant plus d’un mois entre les mains de l’ennemi soutenu par les pays voisins qui se font passer pour des amis de la RDC.

« Un mois de plus que la cité frontalière de Bunagana reste entre les mains des rebelles du M23. Nous déplorons le fait que jusqu’à ce jour, les rebelles qui obtiennent le soutien de nos pays voisins continuent à occuper cette cité. Ce qui n’est pas normal dans un état de droit. J’appelle le gouvernement de prendre ses responsabilités en mains. C’est inadmissible de voir qu’une partie du territoire national puisse être dirigée par les rebelles. Le gouvernement a vraiment la responsabilité de pouvoir travailler et cela le plus vite que possible pour faire partir les rebelles de Bunagana et protéger nos populations », a déclaré la sénatrice Francine Muyumba.

Réagissant sur la question du départ de la MONUSCO qui fait couler beaucoup d’encres et des salives au sein de l’opinion, cette parlementaire pense que nul n’ignore que la mission onusienne est un partenaire du pays de Joseph Kabila et il y a une procédure à respecter quant à ce.

« Nous devons travailler dans le sens de résoudre les problèmes qui sont là et faire en sorte pour que nous puissions aboutir à un retrait effectif de la MONUSCO. Cela doit être fait dans le cadre procédural pour essayer de voir comment calmer les tensions. Je pense qu’à ce stade, les congolais ont le droit de réclamer, ce qu’ils veulent et nous avons la grande responsabilité de porter la voix de nos compatriotes en vue de défendre ses intérêts.
C’est la raison pour laquelle, nous représentons nos concitoyens partout c’est pourquoi nous portons partout la voix de nos frères et sœurs et nous ne cesserons de nous ranger derrière notre population. Je pense que nous devrons suivre la procédure comme il le faut et comme vous le savez, nous sommes membre des Nations-Unies et avons la responsabilité de régler tous les problèmes de manière pacifique », a-t-elle indiqué.

Signalons que cela fait plus d’un mois que la cité frontalière de Bunagana reste entre les mains du mouvement du 23 mars (M23 ) qualifiée de mouvement terroriste par le gouvernement congolais, avec le soutien des pays voisins, ce qui est un manque à gagner pour la République Démocratique du Congo.

 

Mérite BAHOGWERHE/L’INTERVIEW.CD

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