Nord-Kivu :Certains militaires “FARDC” pointés du doigt dans le viol des femmes dans le Rusthuru et Masisi, l’armée rejette ces accusations




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Photo archive

Les associations féminines œuvrant dans la zone de Kichanga dénoncent le cas de viol des femmes dans lequel seraient impliqués quelques militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo “FARDC” et les groupes armés présents dans le groupement Bashali Mokoto et Bishusha, en cheval entre le territoire de Rusthuru et celui de Masisi à environ 100 kilomètres au nord-ouest de la ville de Goma.

Cette situation a été présentée à la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies ,lors de son passage le week-end dernier à Kichanga.

Ces organisations féminines exigent la relève de certaines unités des militaires impliqués.

“Nous avons des militaires qui nous attaquent ici dans le groupement de Bishusha, ils sont entrain de violer des femmes. Nous demandons au Gouvernement de relever ces militaires qui se comportent comme des groupes armés. Les femmes dans le Bashali n’ont plus accès dans leurs chats à cause des groupes armés, aussi que le Gouvernement nous vienne en aide pour avoir la paix ” a déclaré ,Mme Medere Bashangi, porte-parole de ces associations féminines.

Réagissant a ces accusations, le porte-parole de la 34ème region militaire du Nord-Kivu, le major Djike Kaiko, dit ne pas reconnaitre une quelconque implication que ce soit des militaires “FARDC” dans le cas de viol dans cette zone.

L’armée rejette en bloc toutes ces accusations.

“Ce que vous devez savoir, Mme Leila, la représente du Secrétaire Général des Nations Unies a eu à passer à la 34ème région militaire. Nous avons eu à tenir une réunion ensemble, et elle n’a pas évoqué cette question; donc ce sont des accusations à minimiser”, a déclaré Major Djike Kaiko ,porte-parole de la 34ème région militaire au Nord-Kivu.

Signalons que depuis plusieurs années, le territoire de Rutshuru et celui de Masisi font face à l’activisme des groupes armés, parmi lesquels certains sont souvent vêtus en tenues militaires des “FARDC”, une situation qui créerait une confusion dans la population, mais il y a lieu de se poser la question d’où ces groupes armés tirent ces tenues militaires FARDC,une question qui reste sans réponse dans l’opinion publique locale.

Justin KABUMBA.