Lomami : le CLC dénonce la politisation du processus électoral du conseil provincial de la jeunesse

Lomami : le CLC

Dans une interview exclusive accordée à la presse ce mercredi 28 octobre, Évariste Kingombe Kishiko condamne également les sommes exorbitantes exigées non seulement aux candidats mais aussi aux électeurs.

Le porte-parole du Comité Laïc de Coordination (CLC) indique que ces frais ne sont nulle part mentionnés dans le statut et règlement d’ordre intérieur de cette institution de coordination des mouvements et associations des jeunes.

“Selon les conditions affichées, le gouverneur ad intérim, le ministre des mines Trésor Tshibangu exige 100 000 francs congolais non remboursables par candidats président et 50 000 FC pour le reste des postes. Sans oublier 10 000 FC par structure électrice”, a-t-il révélé.

Ce cadre de la société civile ajoute que les hommes politiques se sont fortement impliqués dans le processus électoral pourtant c’est une institution apolitique et les associations sans statuts ni personnalités juridiques sont alignées juste pour participer à ces élections.

“L’occasion de favoriser les candidats des politiciens. Déjà les associations et structures naissent comme des champignons depuis 48 heures à Kabinda”, a dénoncé Evariste Kingombe.

Comme dans presque toutes les provinces de la RDC, et conformément à l’instruction du Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, les organisations des jeunes membres du conseil provincial de la jeunesse de Lomami vont élire leurs nouveaux dirigeants ce vendredi 30 octobre.

Il faut signaler que la publication des résultats et l’installation du nouveau conseil provincial de la jeunesse interviendront le même jour du vote.

Rappelons par ailleurs que le conseil provincial de la jeunesse de Lomami est dirigé depuis plus d’un an par un président intérimaire, en la personne de Dieudonne Ngoyi Kiuma qui est candidat à sa propre succession.

Daniel Ilunga/L’INTERVIEW.CD