Kasaï Oriental – proposition de dissolution des Ass. Provinciales : le député Bavon Mbuyi appelle le CLC “à ne pas induire le Chef de l’Etat en erreur “

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Réagissant ce samedi 30 janvier 2021 aux propositions faites par le Comité Laïc de Coordination (CLC) au président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment sur la dissolution des Assemblées provinciales à travers la RDC, le député provincial du Kasaï Oriental, Bavon Mbuyi Mukuna, a rejeté cette démarche, qui selon lui, va à l’encontre de la loi fondamentale du pays.

Cet élu de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se dit être “sidéré” par rapport à la position de cette organisation des Laïcs catholiques, tout en s’allignant au projet de société fédéraliste de son parti.

“Je suis seulement sidéré par rapport à cette organisation qui regorge en son sein des lettrés et même des professeurs d’études, mais qui n’ont pas su lire la constitution. Ici je parle comme un élu de l’UDPS; Mon parti dans son projet de société militait pour le fédéralisme…Nous voulons un pays unitaire, mais fortement décentralisé “, a confié Mbuyi Mukuna à L’INTERVIEW.CD.

Et d’ajouter : “Les prérogatives de la province et des entités territoriales décentralisées sont verrouillées dans les dispositions intangibles de l’article 220 de la constitution où on dit qu’on ne peut pas toucher ou diminuer. Comment faudrait-il que dans un communiqué, qu’on propose au Chef de l’Etat de violer la constitution pour dissoudre les assemblées provinciales, tout en comparant le CNSA qui est une institution d’appuie à la démocratie nommée qui n’a point de légitimité aux assemblées provinciales qui sont élues au suffrage universel direct comme les députés nationaux et comme le Président de la République. Ils oublient que le Sénat et les Gouverneurs des provinces sont l’ émanation des Assemblées provinciales qui ont une grande légitimité. Je dis que c’est une abnégation “.

Pour Mbuyi Mukuna, cette procédure doit passer par un référendum pour déverrouiller toutes les dispositions intangibles de la loi fondamentale de la République démocratique du Congo, telle que modifiée à ce jour.

“Pour qu’une telle chose puisse arriver, il faudra que nous puissions passer au référendum, selon l’article 211 de notre constitution pour qu’on déverrouille toutes les dispositions intangibles de l’article 220. C’est vraiment regrettable pour le CLC qui a demandé un quelque chose d’impossible qui ne peut pas se faire “, a poursuivi cet analyste politique du Kasaï Oriental.

Rejetant les accusations selon laquelle les Assemblées provinciales sont “budgétivores “, Bavon Mbuyi Mukuna, a souligné que les élus “sont une émanation du peuple ” qui est le souverain primaire.

Il convient de rappeler que le CLC a, dans un communiqué proposé au Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la dissolution des Assemblées provinciales en RDC.

Crispin Kazadi/L’INTERVIEW.CD

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