Affaire République du Kivu : au Sud-Kivu, l’UNC dénonce l’arrestation « arbitraire » de ses jeunes militants

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Unc Sud kivu

La fédération de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC/Sud-Kivu) dénonce avec véhémence la chasse à l’homme et les arrestations dont sont victimes les jeunes membres et militants de ce parti, depuis environ deux semaines.

En effet, le 1er juillet dernier, la ville de Bukavu s’est réveillée avec des drapeaux hissés dans différents coins sur lesquels était écrit « République du Kivu ».

Depuis ce jour, les autorités provinciales ont annoncé la traque de toute personne qui ferait parti de ce complot.

À la veille de ce jour, soit le 30 juin, jour marquant l’anniversaire de l’indépendance de la RDC, certains jeunes de l’UNC avaient une rencontre, au cours de laquelle ils portaient des habits au couleurs (jaune, bleue), de la tenue que porte leur président national Vital, dans la prison de Makala.

Assimilant ces couleurs, à celles du fameux drapeau « République du Kivu », certains de ces jeunes ont été arrêtés par les services de sécurité, pour raisons d’enquêtes et prouver leurs implications dans cette affaire.

Voilà ce que dénonce le président interfédéral de l’UNC/Sud-Kivu, Richard Bunani qui nie catégoriquement l’implication, de loin ou de près, dans ce complot de sécession ou de la balkanisation de la RDC.

« Nous, nous prônons l’unité nationale; et d’ailleurs pour preuve, notre leader national l’honorable Vital Kamerhe, pendant qu’il est en prison, il est toujours en train de prêcher l’unité de la Nation Congolaise. Les drapeaux là on ne sait même d’où c’est venu. Il est vrai qu’il y a une tenue que nous sommes en train de porter pour le moment, la même tenue jaune bleue que porte notre PN au niveau de la prison où il est détenu injustement, et ça c’est un symbole pour lui montrer que nous l’accompagnons moralement », explique Richard Bunani.

L’interfédéral au Sud-Kivu, du parti cher à l’ex président de l’assemblée Nationale, Vital Kamerhe, indique que le simple fait de porter des vêtements qui sembleraient aux couleurs de ce drapeau, ne constitue en rien une preuve tangible qui puisse faire l’objet des arrestations « arbitraires », et les qualifie « d’acharnement pire et simple » à l’endroit de ces jeunes militants de l’UNC.

Il explique que jusqu’au mardi, il comptait deux jeunes membres connus de son parti et plusieurs autres non encore bien identifiés, car selon lui « l’on nous refuse même d’accéder là où ils sont détenus », déplore-t-il.

Pascal DIGADIGA NGABO/L’INTERVIEW.CD

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