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Sud Kivu: la société civile appelle à l’intervention de l’armée dans le parc de Kahazi Biega

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Au cours de la rencontre organisée par la coordination provinciale de l’environnement à Bukavu, les participants ont fait remarquer que la protection du Parc National de Kahuzi Biega PNKB, va empêcher la disparition des espèces rares des animaux qu’il renferme mais également réduire les menaces du changement climatique qui peuvent surgir dans le cas où ce parc n’est pas protégé.

Certains problèmes auxquels fait face ce parc ont été évoqués pendant les échanges, c’est notamment le braconnage, le déboisement, l’insécurité dans le parc mais aussi l’exploitation illicite des minerais.

L’inspecteur provincial de lutte contre le braconnage Didace Bahati propose que les autorités puissent mettre fin aux marchés et dépôts illégaux de vente des produits forestiers qui proviennent du PNKB. ” La coordination provinciale de l’environnement doit procéder à la fermeture de tous ces marchés pirates qui pullulent aux alentours du parc et contrôler surtout l’afflux des produits forestiers qui proviennent du PNKB”.

Le précité demande en fin aux forces loyalistes de s’imposer en traquant tous les malfaiteurs qui participent à la destruction de l’environnement dans ce grand site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le coordonnateur provincial de l’environnement Chalumba Olumwene pour sa part dit prendre compte de toutes ces recommandations et annonce que sa structure va s’impliquer dans la protection du PNKB en commençant d’abord à fermer tous ces marchés pirates autour du Parc National de Kahuzi Biega.

Notons que depuis l’année passée, des conflits entre pygmées et gestionnaires du PNKB y sont signalés. Les peuple autochtones pygmées refusent de quitter ce site comme leurs avait été demande par l’ ICCN et conditionnent leurs départ dans un cahier des charges qu’ils ont adressé au président de la République il y a 3 semaines dans lequel ils exigent l’octroi d’un autre site où ils vont vivre, que l’on construise pour eux des bons logements, la scolarisation des leurs enfants à l’école primaire, secondaire et même dans les universités, qu’on leurs permettent d’accéder facilement à l’emploi au même titre que les bantou et autres, etc.

Lesdits conflits ont déjà fait au moins 4 morts de deux côtés.

Pascal D.NGABOYEKA

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