Sud-Kivu : La rentrée judiciaire 2020-2021 a été effective à la Cour d’appel de Bukavu

Cour d’appel de Bukavu

La rentrée judiciaire pour l’année 2020-2021 effective ce samedi 21 novembre à la Cour d’appel de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

La cérémonie y relative était ponctuée par la présence du gouverneur Théo Ngwabidje, quelques membres du gouvernement et de plusieurs autres autorités provinciales.

Dans sa mercuriale, la procureure générale près la Cour d’appel de Bukavu Ibalayam Alas Marie Josée, s’est appesantie sur le contrôle des activités de l’Officier de Police Judiciaire par le magistrat du parquet.

“Un bon officier de police judiciaire est l’incarnation des symboles de la justice, il.doit être soucieux de transparence et de vérité à l’égard du peuple congolais au nom de qui est rendu la justice”, a-t-elle dit.

Les articles 7 et 9 de l’ordonnance numéro 78/278 du 3 juillet 1978 qui définit les qualités d’accès à la fonction de Police judiciaire, la procureure générale annonce même des poursuites judiciaires à l’encontre des certains officiers de police judiciaire qui exercent sans qualité.

“J’invite le commissaire divisionnaire de la police, le commissaire supérieur de police, les officiers de police judiciaire, de l’ANR, de la DGM, les maires des villes, les Bourgmestres des communes, les administrateurs des territoires ainsi que tous les chefs des chefferies à se conformer à la loi sous peine des poursuites judiciaires pour usurpation de pouvoir des fonctions de police judiciaire”, a-t-elle conclut.

Elle a par ailleurs annoncé l’identification de tous les officiers précités et appelé les uns et les autres à dénoncer tous les officiers récalcitrants.

Poursuivant sa mercuriale, la procureure générale, Josée Ibalaya a invité l’assistance à lui prêter main forte pour la réussite de cette mission de contrôle des activités des officiers de police judiciaire.

Le gouverneur a promis le soutien du gouvernement provincial à l’appareil judiciaire, qui est appelé à persévérer dans l’impartialité lors des différents jugements.

Pascal Digadiga Ngabo/L’INTERVIEW.CD