RDC: Le Musée national est la mémoire historique des peuples du Congo

Contrairement aux mauvaises langues. Il n’est pas un sanctuaire des fétiches ou une loge de la sorcellerie




musée national Kinshasa rdc

Le Musée national de la République Démocratique du Congo situé sur la place « Tembe na Tembe » le long du boulevard triomphal, sera finalement inauguré le 23 novembre prochain par l’autorité suprême du pays.

Profitant de cette circonstance événementielle, nous voulons rappeler à l’opinion l’importance et le rôle de cet ouvrage financé entièrement et à coup des millions de dollars (21 au total) par le gouvernement Sud-Coréen.

Le Musée national, est les des valeurs culturelles de notre pays. Il est la mémoire historique des peuples qui  forment le gardien République Démocratique du Congo. C’est là que les congolais peuvent et doivent apprendre  leur histoire.

A travers des expositions y organisées, constituées des œuvres d’art, des anciens outils de travail, des photos, des documents et matériels à valeur historique, les congolais vont découvrir comment vivaient leurs ancêtres. Ils vont apprendre comment leurs arrières – parents gagnaient leur pain, comment ils communiquaient comment ils se déplaçaient, comment  ils se comportaient face au changement climatique, comment ils faisaient face aux ennemis lorsque on les agressait, comment ils échangeaient en matière de commerce sur le plan interne et externe, comment ils réglaient leurs conflits, comment ils battaient le fer, le cuivre pour fabriquer leurs outils de travail et d’usage courante, comment ils exploitaient et transformaient l’or, l’argent ou encore d’autres pierres précieuses comme le Malachite,  la chaux etc…

Ces objets et matériels antiques conservés au Musée national ne sont pas des fétiches, et n’ont rien de sorcier.

La récolte des objets à valeur historique doivent se poursuivre pour enrichir la réserve culturelle du pays.

La guitare de feu Lutumba Simaro Masiya et ses œuvres musicales par exemple et même le micro utilisé par Tabou Ley ou Emeneya Kesther, les tenues portées par Papa Wemba, la cane et la toque de Léopard que portait le Maréchal Mobutu   pour ne citer que ces exemples, doivent être en principe gardés au Musée national. Ils n’ont rien de diabolique. Ils ne sont pas non plus de fétiches ou gris-gris. Ils font plutôt partie du patrimoine culturel congolais.

Et nos contemporains, nos jeunes en particulier doivent s’approprier  cette histoire, de ce patrimoine  qui fait partie de leur richesse culturelle. Car un peuple sans culture, est un peuple mort – disent les sages.

La force des juifs et du peuple asiatique

Ce qui fait la force des peuples juif, arabe et même asiatique d’une manière générale, c’est d’avoir protégé leur patrimoine culturel. Ce sont des gens qui ont une histoire millénaire qu’ils gardent et protègent jalousement : et qu’ils transmettent de génération en génération. Cela fait qu’ils soient difficiles à dompter par les puissances occidentales. Ils ont d’ailleurs exporté leurs religions, leur culture, leur croyance  ancestrale à travers le monde.

Et l’on retrouve aujourd’hui des judéo-chrétiens, des Musulmans et même des bouddhistes à travers tous les cinq continents.

Les objets antiques ne sont pas des gris-gris

Le Musée national comme nous l’avons dit précédemment n’est pas le temple des fétiches ni une loge de démons et mauvais esprits destinés à envouter des gens. Loin de là.

Il est la réserve nationale de notre histoire. On n’y trouve pas des objets d’incantation des esprits comme certaines médias en mal de gloriole tentent de le présenter à l’opinion.

Il faut par ailleurs noter qu’une grande partie du personnel du Musée  national est constituée des chrétiens dont certains sont membres des églises de réveil. La foi qu’ils confessent n’est pas incompatible à leur travail au Musée national ou à l’Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC). Ils n’ont jamais cherché à démissionner à cause des matériels antiques gardés ou plutôt conservés au Musée.

Ensuite, il est absolument faux de dire que le kinois ne s’intéressait à la chose culturelle. Bien au contraire

A ce jour, beaucoup de kinois meurent d’envie de visiter le Musée national et d’autres sites touristiques que regorge la capitale et le pays de manière générale.

La presse à entre autres mission d’encourager nos populations, de les sensibiliser à cultiver l’amour du tourisme parce que le Musée est avant tout un site touristique avant d’être le Miroir de l’histoire.

C’est par leurs visites que le Musée va générer des recettes, des revenus pour fonctionner comme le sont d’ailleurs d’autres Musées du monde à Tervuren notamment et dans d’autres villes et pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique.

En effet, le gens visitent les Musées sans aucune inquiétude ni peur d’être envouté. C’est au contraire un loisir sain où ils tiret u réel plaisir en plus des informations utiles qui meublent leur bagage intellectuel.

Dans la capitale congolaise, les statuts ou autres images des saints n’ont jamais fait mystère aux kinois. Cas des chrétiens catholiques (qui forment la majorité de croyants) et qui sont au contact des statuts des saints de la bible comme les apôtres Paul, Pierre ,Marc ,Luc ,Jean ,Thomas ,André, Matthieu et des personnes canonisées par Vatican devant lesquels il se prosternent pratiquement tous les jours. Sans que cela ne fasse polémique. Ni critiques des médias.

Les œuvres d’art et matériels antiques exposés au Musée national sont avant tout rares et précieux. Ce sont donc des trésors du pays  pour lesquels le congolais devait s’en féliciter  et être fier. Au lieu de diaboliser le Musée national obtenu à prix d’or grâce à la coopération Sud-Coréenne. 

                                                                                Jean – Pierre SEKE