Procès Kamehere : L’UDPS/Bukavu apporte sa compassion au Direcab de Tshisekedi et dit non à la xénophobie au Sud-Kivu




Théodore Museme

La fédération de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Bukavu) sort de son silence au sujet de l’arrestation du directeur de cabinet du président de la République Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe détenu à la prison de Makala à Kinshasa depuis le 8 avril de l’année en cours.

Dans un communiqué de presse rendu public le 21 mai 2020 et signé par le président fédéral intérimaire Théodore Museme, l’UDPS dit “compatir” non seulement au président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) mais aussi avec ses multiples fidèles et souligne que c’est une situation malheureuse qui ne profite pas à leur coalition Cap pour le Changement (CACH).

“L’UDPS fédération de Bukavu suit de près depuis le 8 avril 2020 les démêlés judiciaires du président National de l’UNC Vital Kamerhe et directeur de cabinet du chef de l’Etat.
Face à cette rude épreuve que traverse l’Honorable Vital Kamerhe et le CACH, l’UDPS fédération de Bukavu compatit avec lui et tous les militants et sympathisants de l’UNC de la province du Sud-Kivu”, lit-on dans ce communiqué dont une copie est parvenue à L’INTERVIEW.CD

Par ailleurs, les membres de cette fédération condamnent les les messages de “xénophobie” et de haine contre les membres de l’UDPS et les membres de la communauté de “Balubas du Kasaï” vivant à Bukavu, des messages qui, selon ce document, ont déjà produit des résultats déplorables dans la ville de Bukavu et dans le territoire de Walungu.

“La fédération de l’UDPS/Bukavu dénonce des propos et déclarations sournois qui sont tenus dans certains médias et dans les réseaux sociaux par certains acteurs politiques et ceux de la société civile qui incitent la population à une double haine, dont la haine contre les membres de l’UDPS et celle contre les baluba du Kasaï”, poursuit ce document.

Pour ce faire, le parti présidentiel demande aux uns et aux autres acteurs politiques ou sociaux ainsi qu’aux autorités provinciales, chacun en ce qui le concerne, de jouer pleinement son rôle afin de préserver la paix sociale dans la ville et la province, tous étant filles et fils de la “mère Patrie”, la RDC.

Détenu depuis le 8 avril 2020 à Makala, le président de l’UNC comparaîtra pour la deuxième fois à la barre devant le juge, le 25 mai prochain, après la comparution du 11 mai dernier. Il est poursuivi pour un présumé détournement des deniers publics, alloués au programme des 100 de Fatshi.

Ce procès dont ses proches, membres et militants de son parti “UNC” ont toujours qualifié de “politique” et de “coup monté” contre leur leader, et qui constitue d’après eux “un acharnement pire et simple”.

Pascal DIGADIGA NGABO/L’INTERVIEW.CD