Au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la région des Grands Lacs, l’ambassadeur Robert Wood représentant alternatif pour les Affaires politiques spéciales a réagi par rapport à l’insécurité qui prévaut dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Dans son allocution, il a déclaré que les États-Unis exigent que le Rwanda puisse cesser de soutenir les rebelles M23 qui dérangent la paix dans l’Est de la RDC.
« Ces violences sont inacceptables, et les États-Unis exigent des groupes armés qu’ils mettent fin à leurs attaques contre les populations les plus vulnérables de la RDC », a t-il dit.
Abordant la situation de la MONUSCO, il s’est dit préoccupé par les manifestations anti-MONUSCO qui avaient causé la perte de certains casques bleus et a exhorté la RDC à travailler avec la mission Onusienne pour un retrait progressif, responsable et conditionnel, guidé par mes critères du plan de transition conjoint.
En outre, Robert Wood a demandé aux dirigeants régionaux qui ont déployé des soldats pour faire face à l’insécurité croissante dans l’est de la RDC de manière bilatérale et par le biais de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de veiller à ce que ces forces bilatérales et multilatérales donnent la priorité à la sécurité des civils et s’abstiennent de toute activité illicite, telle que extraction de ressources naturelles.
« Il est tout aussi essentiel qu’ils se coordonnent avec les Forces armées de la RDC, la MONUSCO, les organismes humanitaires des Nations-Unies et les organisations non gouvernementales, et qu’ils complètent leur travail important », a t-il lâché.
Pour lui, renforcer les institutions démocratiques, rendre justice aux victimes, obliger les acteurs malveillants à rendre des comptes, respecter la souveraineté et l’intégrité territoriales des États et accorder la priorité aux civils sont les éléments qui vont contribuer à instaurer la paix dans les Grands Lacs.
J.NK/L’INTERVIEW.CD




