Haut-Katanga/Mines : La SOMIKA accusée de polluer l’environnement

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Les associations membres de la Plateforme des Organisations de la société civile œuvrant dans la Décentralisation et les Finances Publiques (PODEFIP) déplorent le récidivisme de la Société Minière du Katanga (SOMIKA ) dans la pollution des champs, étangs, rivières et nappe aquifère tout autour d’elle.

Les habitants du village Lupoto situé à 25 kilomètres de la ville de Lubumbashi, précisément dans le territoire de Kipushi, secteur de Bukanda dans le Haut-Katanga peinent depuis plusieurs semaines et affirment subir plusieurs effets collatéraux.

Le Coordonnateur général de PODEFIP, Jean-Luc Kayoko a dénoncé dans son communiqué de presse N°13/PODEFIP/06/2022 que la SOMIKA est entrain de « polluer, faire disparaitre beaucoup d’espèces aquatiques et causer mort d’hommes dans le territoire de Kipushi. Les sinistrés de cette pollution sont dans la chefferie de Kaponda où les champs et les étangs ont été atteints. Les rivières de Kipopo et de Kibunduka n’ont pas été épargnées ».

« Nous vivons de nos champs, nous buvons l’eau de nos rivières. Aujourd’hui, nous sommes victimes de l’exploitation minière de SOMIKA. À force de nous laver l’eau de la rivière du village Kibunduka, nous avons beaucoup de boutons sur nos corps. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous sommes sûrs que c’est l’acide qui détruit tous les fruits de nos champs », a déclaré un habitant du village avec plus des regrets.

À cet effet, vendredi 24 juin dernier, une descente avait été organisée à la mine Lupoto par la SOMIKA, PODEFIP, les experts et la presse pour les études approfondies afin que ces accusations soit informées ou affirmées par l’une de partie.

Après investigation, le Directeur des Ressources Humaines de SOMIKA, Patrick Barum Sensele a souligné que les experts de deux camps ont prélevé les échantillons de l’eau et de sol pour les examens approfondies.

« Par rapport aux problèmes qui nous a opposé aux ONG, qui travaillent pour la communauté, nous, y avons compris. Nous voyons de la même direction qui est la communauté. Nous allons attendre les résultats des analyses qui seront faites par des experts », a martelé le DRH de la SOMIKA.

En attendant les résultats des analyses des experts, les associations membres de la PODEFIP recommandent aux autorités politico-administratives de délocaliser la société SOMIKA sans délai, d’indemniser les victimes de cette pollution le plus tôt et conséquemment mais aussi de mettre sur pieds, une commission mixte de suivi et d’exécution.

En 2005 puis 2021, la même entreprise avait déjà été accusée par plusieurs ONG de pollution de la nappe phréatique de Kimilolo où est installée une station de la société de distribution d’eau potable prêt de Lubumbashi.

Jean-Robert Djema/L’INTERVIEW.CD

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