Environnement : le confinement dû à la Covid-19 a réduit de 40 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère (Écologistes)




la foret

Malgré les différentes crises constatées dans le monde suite à la pandémie du nouveau coronavirus, la mesure du confinement arrêtée par plusieurs pays du monde s’avère être avantageuse pour la protection de l’environnement et le développement durable.

Ce constat a été réalisé par plusieurs chercheurs du domaine de l’écologie et conservation de la nature.

Se confiant à L’INTERVIEW.CD lundi 30 juin 2020, le chef des travaux Benezeth Kambale Visando, Master en écologie et gestion de la biodiversité et enseignant à l’université de conservation de la nature et de développement de Kasugho (UCNK) révèle qu’environ 40 millions de tonnes de dioxyde de carbone n’ont pas été émises durant le premier trimestre de la période du confinement dans le monde.

À l’en croire, le fait que plusieurs personnes dans le monde ne s’émeuvent plus comme d’habitude, cela a amoindri la pollution atmosphérique et permet à la couche d’ozone de ne plus subir de multiples pressions.

“Grâce à cette période de confinement, il s’est avéré que la couche d’ozone a été dégagée. La ligne rouge qui commençait à caractériser cette couche redevient petit à petit bleue. Ceci c’est grâce au taux d’émission de dioxyde de carbone qui a été amoindri durant cette période. Comme vous le savez, les gens qui utilisaient des combustions dans leurs véhicules pour se déplacer ne s’émeuvent plus suite au confinement. En faisant tout calcul, nous constatons qu’en un trimestre de confinement, on peut parvenir à limiter environ 40 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère”, a révélé le chercheur.

Il propose en outre qu’après le coronavirus, il y a lieu de chaque fois de se faire aussi un autre confinement obligatoire pour l’avantage de l’environnement.

Ces analyses rencontrent la pensée de Bob Hunter, fondateur de Green Bus qui a affirmé dans l’un de ses articles que le bienfait du confinement sur l’environnement devrait désormais donner à tous un modèle de vivre pour atténuer les effets du changement climatique planétaire.

Milan Kayenga/ L’INTERVIEW.CD