RDC : la réapparition de Ne Muanda Nsemi divise Olenghankoy et Basile Olongo

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Ne Mwuanda Semi

Alors que le Président du Conseil national de suivi de l’Accord de la St Sylvestre attend que le leader du parti Bundu dia mayala rentre dans la scène politique en homme libre, le ministre par intérim de l’Intérieur veut le revoir en prison.

Alors qu’on le donnait pour mort, le leader du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala (BDM), Ne Muanda Nsemi, est réapparu le lundi 6 mai à Kinshasa. Il a été présenté par le président du Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA), Joseph Olenghankoy, au cours d’une conférence de presse organisée dans ses bureaux, dans la capitale congolaise.

Ne Muanda Nsemi, lui-même, a affirmé qu’il rentre pour consolider la paix dans le pays, travailler avec tout le monde pour reconstruire la RDC et favoriser son développement. Le Président de le CNSA, de son coté, s’est réjoui de cette reparution, tout en indiquant s’impliquer pour que le nouveau pouvoir de Kinshasa joigne le leader du BDM dans le développement du pays.

Réagissant à cette réapparition, le ministre par intérim de l’Intérieur, Basile Olongo, note que Ne Muanda Nsemi, entant qu’évadé de la prison doit d’abord y retourner. Et, c’est en ce moment-là seulement que le gouvernement va étudier le processus de sa libération, dans le cadre des mesures de décrispation de la situation politique décidée par l’Accord du 31 décembre 2016.

Un cas de jurisprudence qui risque de faire école

Dans cette même optique, certains observateurs évoquent un cas de jurisprudence, en rapport avec le chef de milice Gédéon Kyungu qui, après son évasion de la prison et sa réapparition, avait été reçu par le gouvernement, sans le remettre en détention.

A la suite de ces opinions diamétralement opposées, la balle serait donc au camp du Chef de l’Etat et de ce gouvernement qui assure les affaires courantes, de décider sur le sort de Ne Muanda Nsemi.

Ne Muanda Nsemi, de son vrai nom, Zacharie Badiengila, s’était évadé de la prison de Makala le 17 mai 2017 avec des milliers d’autres prisonniers. Début mars de la même année, il avait été jeté en prison pour « outrage au chef de l’Etat, constitution d’une milice, incitation à la haine tribale, enlèvement, détention illégale d’armes de guerre et séquestration ».

Alors que le ministre de la Justice de l’époque, Alexis Thambwe Muamba, avait accusé les adeptes du BDM d’avoir organisé l’évasion de leur gourou, beaucoup ont pensé que cette action était un piège tendu par le pouvoir pour l’éliminer physiquement.

Lucien Masidi

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