Insécurité à l’Est de la RDC : Un député provincial demande au gouvernement de doter les civils des armes pour faire face aux forces négatives

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Promesse Matofali,

Face à l’insécurité qui persiste toujours à l’Est de la République démocratique du Congo, le député provincial Promesse Matofali, a saisi les autorités congolaises au sujet de cette persistance de l’insécurité dans plusieurs agglomérations du Nord-Kivu et de l’Ituri, 2 provinces concernées par l’état de siège depuis 10 mois et par les opérations militaires mixtes FARDC – UPDF depuis près de 4 mois.

Dans une interview accordée à la presse ce mardi 22 mars 2022 à Kinshasa où il fait un bref séjour pour participer au séminaire de sensibilisation et d’appropriation du programme de développement de 145 territoires de la république démocratique du Congo, il a regretté que les efforts mis en oeuvre jusque-là n’aient pas permis de contenir la menace dans les territoires de Beni (Nord-Kivu), d’Irumu, Mambasa et Djugu (Ituri), chose qui rend quasi difficile leur traque lancée par l’armée congolaise depuis l’avènement de l’état de siège en ituri et au Nord-Kivu.

Cet élu du peuple rappelle par exemple qu’entre le 12 et le 14 mars dernier, 79 civils ont été tués dans cette contrée; que plus de 2068 personnes ont été abattues à la seule période de l’état de siège alors que 383 l’ont été depuis le début des opérations conjointes FARDC – UPDF.

Au regard de ce tableau sombre de la situation sécuritaire, Promesse Matofali demande à Kinshasa de permettre aux civils d’être munis d’armes à feu pour faire face aux groupes armés et forces négatives.

“Que le gouvernement congolais examine la possibilité de doter les armes à la population des territoires où les massacres se poursuivent afin qu’elle puisse contribuer efficacement à la traque et l’anéantissement de ces massacreurs, car nous venons de faire très longtemps avec des massacres qui continuent à Beni ,Irumu en ituri. Les armes doivent être bien identifiées et le nombre, bien déterminé. Les chefs des quartiers et des villages devront être chargés de faire le suivi et le contrôle chaque matin. Un entraînement de mois de 20 jours pourra permettre à cette population de bien manier les armes dotées ”, dit cet élu du peuple.

Pour soutenir sa démarche, Promesse Matofali dit s’en tenir aux récentes déclarations des officiels dont les forces FARDC – UPDF, le ministre de la Défense et le gouverneur militaire du Nord-Kivu, car d’après eux, “les massacreurs sont désormais dispersés dans les montagnes de Ruwenzori et opèrent en petits groupes ” devenus difficiles à localiser, en plus de la difficulté de placer des militaires pour chaque maison, dans tous les villages.

Il est à rappeler que plusieurs agglomérations du Nord-Kivu et de l’Ituri sont restées sous la menace des rebelles, notamment ceux de l’Allied democratic forces (ADF) et les CODECO sont responsables des nombreuses atrocités dans les 2 provinces

Mérite BAHOGWERHE JEAN-PAUL/L’INTERVIEW.CD

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