Bukavu : 3 mois de prison ferme seront requis aux récalcitrants à l’impôt personnel minimum à partir du 25 septembre 2022

La campagne de perception de l’Impôt personnel minimum (IPM) a été lancée dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu.
C’est à travers un communiqué officiel signé conjointement par les 3 bourgmestres des communes de la ville de Bukavu, que le recouvrement de cet impôt est annoncé.
Interrogé à ce sujet ce lundi 05 septembre par L’INTERVIEW.CD, le bourgmestre de la commune d’Ibanda, Evariste Namegabe explique que l’impôt a un caractère obligatoire et est fixé dans son entité à 3 dollars américains soit 6000 francs congolais conformément dit-il, à l’ordonnance loi n°18/004 du 13 mars 2018 fixant la nomenclature des impôts droits, taxes et redevances de la province et des entités territoriales décentralisées ainsi que les modalités de leur répartition.
«C’est une loi créée depuis l’époque de notre colonie et c’est d’ailleurs grâce à cet impôt que les colonialistes avaient construit ce pays», a t-il dit.
Avant d’ajouter : « On donnera à chaque individu la preuve du paiement de son impôt soit un livret d’impôt avec timbre ».
Evariste Namegabe Ntaitunda a fait savoir que tout citoyen congolais a le devoir de payer cette taxe. Quiconque ira à l’encontre endossera au moins 3 mois de prison ferme, par ailleurs sont exemptés les femmes mariées légalement, les mineurs ainsi que les personnes vivant avec handicap
Il appelle cependant la population de la ville de Bukavu à faire preuve de citoyenneté car payer l’impôt est un devoir de citoyen et tout citoyen conscient du développement de son pays doit être en règle avec le paiement de son impôt personnel.
Le communiqué conjointement signé par les bourgmestres d’Ibanda, Kadutu et Bagira indique que le but de cet impôt est de renforcer la sécurité de la ville de Bukavu ainsi que le bon fonctionnement de la caisse publique.
Notons qu’une campagne de recouvrement forcé de l’impôt personnel minimum sera lancée à partir du 25 septembre 2022 et sera réalisée par les agents de la société congolaise anti-corruption et anti-crime SOCAC Sarl, qui passeront de porte à porte pour cette fin. Les personnes concernées qui ne seront pas en règle à cette date, se verront interdites de circuler sur l’ensemble de la ville, précise cette autorité.
Pascal Ngabo/L’INTERVIEW.CD