Augustin Kabuya Défend la Distribution de Véhicules aux Députés Kinois de l’UDPS

Augustin Kabuya Défend la Distribution de Véhicules aux Députés Kinois de l’UDPS

Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a fait une sortie médiatique notable pour défendre la distribution de véhicules aux élus kinois de son parti, affirmant qu’il s’agissait d’une mesure de motivation, non de corruption. Lors d’une intervention sur TOP CONGO FM, il a comparé cette action à la motivation financière des joueurs de l’équipe nationale de football pendant la coupe d’Afrique des nations, questionnant si de telles pratiques constituaient de la corruption.

Kabuya a clairement exprimé qu’il était le financeur de la campagne des députés et qu’il avait le droit de les motiver comme il le jugeait approprié. “Pourquoi serait-il interdit de motiver ses propres députés ?”, a-t-il interrogé, soulignant que les actions entreprises étaient conformes à la loi.

L’initiative de distribution des véhicules a été présentée comme un geste de gratitude pour les députés qui, selon lui, ont résisté à la corruption de la part des candidats indépendants durant l’élection du gouverneur de la ville de Kinshasa. Kabuya a mis en avant le fait que ces députés ont honoré le parti et qu’il était de son devoir de les honorer en retour.

Interrogé sur le financement des véhicules, le secrétaire général a répondu que les véhicules avaient été acquis sur crédit, une transaction légale selon lui, et que les modalités financières ne concernaient pas le public.

Cependant, cette affaire a suscité des critiques, notamment de la part de l’Association pour l’accès à la justice (ACAJ), qui a dénoncé la distribution de véhicules comme un acte de corruption. L’ACAJ a appelé la justice à agir sans se laisser influencer par des pressions politiques, affirmant la nécessité de poursuivre les investigations sur cette affaire qui éclabousse la moralité politique du pays.

En réponse, Kabuya a assuré que l’UDPS était prête à défendre sa position devant les tribunaux, alléguant qu’ils iraient jusqu’au bout pour prouver qu’il n’y avait pas eu de corruption dans ce processus.

Zola NKOSI/L’INTERVIEW.CD