Sud-Kivu: le verdict du chef rebelle Koko di Koko et ses 4 coaccusés attendu le 12 novembre à Bukavu




Le tribunal militaire de garnison de Bukavu siégeant en matière répressive au premier degré, rend son verdict le 12 novembre, pour le procès qui oppose le ministère public au chef rebelle Frédéric Masudi dit «Koko di Koko» et quatre de ses coaccusés.

Ces prévenus sont poursuivis notamment pour crime contre l’humanité entre autres les meurtres, tortures viols, esclavage sexuel, emprisonnement, perpétrés dans plusieurs villages des territoires de Mwenga et Shabunda, dans le Sud-Kivu.

L’audience du vendredi 1er Novembre, était consacrée aux répliques entre le ministère public et la partie civile. Cette dernière a indiqué que leur client n’est pas auteur de tous les griefs retenus en sa charge.

Les avocats ont en effet demandé à la cour d’alléger la peine de leur client, tout en évoquant “l’inefficacité” de la police et des forces de sécurité de la République Démocratique du Congo.

Selon eux, cette inefficacité des forces de sécurité a provoqué quelques actes dont le chef Koko di Koko a commis avec sa milice Maï-Maï.

Les avocats ajoutent en soulignant que parmi les missions régaliennes de l’Etat Congolais, il y a notamment la garantie de la paix et la sécurité pour la population.

« Étant averti que la milice Koko di Koko allait attaquée le village de Kabikokole, la population a pris soin d’informer l’Etat. Et comme les FARDC se trouvaient à Lugushwa, le chef du village avait informé que la milice va descendre vers le village Kabikokole. En dépit de cet avertissement, l’Etat Congolais est resté passif jusqu’à ce que Koko di Koko et ses éléments ont pris d’assaut le village. », ont dit les avocats de la partie civile.

Pour sa part, le ministère public a précisé que les actes posés par le chef rebelle Koko di Koko et ses complices ont été “prémédités et posés en âme et conscience”.

La défense insiste sur les preuves que doivent présenter les parties civiles. Ce, en dehors des témoignages des victimes.

Signalons que les quatre coaccusés sont donc Shabani Mungaza Nonda, Mukukukilwa Mubake Justin, Samitamba Makese Raphaël ainsi que Mwilo Katindi Clovis.

Ayant tous participé au mouvement insurrectionnel, les trois ( Frédéric Masudi, Mwilo Katindi et Raphaël Samitamba) implorent la clémence du tribunal.

Pendant que les autres demandent aux juges de céder à au réquisitoire du ministère public. Dans ce réquisitoire, il est demandé leur acquittement et une peine à perpétuité du chef rebelle Koko di Koko.

Pascal D. NGABOYEKA