Sud-Kivu : la société civile exige la fermeture des cachots de l’ANR dans un délai d’un mois

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Suite à la détention jugée illégale et arbitraire de trois membres de la société civile du Sud-Kivu dans le cachot de l’agence nationale des renseignements (ANR) à Bukavu, des acteurs de cette structure citoyenne demande la fermeture, dans un délai d’un mois, des prisons de cette agence.

Dans une lettre ouverte adressée au Gouverneur du Sud-Kivu, ces organisations font savoir que les agents de l’ANR persistent dans leur «vieilles» pratiques de détenir «irrégulièrement» des personnes dans leurs différents cachots à travers la province.

Dans ce document, ces organisations et mouvements citoyens demandent également le transfert devant les juges, de tous les détenus dont les indices de culpabilité sont avérés.

Ils regrettent de constater que cette pratique persiste dans la province, et cela malgré la décision du président de la République annonçant la fermeture des cachots de l’ANR sur toute l’étendue du pays.

Patrice Lwabaguma, Gédéon Fikiri Kanigi et Patrick Nyamatoma, sont les trois membres de la Société Civile de Bukavu détenus il y a plus d’un mois au cachot de l’ANR.

Ils promettent également de déclencher sur l’étendue de la province, des actions de désobéissance fiscale au cas où les cachots de l’ANR restent opérationnels en province du Sud-Kivu.

Pascal Digadiga Ngabo/L’INTERVIEW.CD

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