RDC – ADF : le bilan de plus en plus lourd dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri

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ADF Ituri Beni

Le centre d’étude pour la promotion de la paix, la démocratie et le droit de l’homme (CEPADHO) a de nouveau élaboré un bilan lourd après des tueries des civils ce jeudi 28 mai 2020 en territoire de Beni au Nord-Kivu.

Pour plus de détails, nous vous présentons le bulletin de cette organisation de défense des droits de l’homme publié ce jeudi et signé par Me Omar Kavota, Vice-président du CA.

Un nouveau carnage des ADF fait 5 victimes à Ntombi, territoire de Beni :

Le carnage dont il est question a été perpétré entre 10h45 et 11h30 locale le matin de jeudi 28 mai courant.

En effet, les Terroristes ADF/MTM qui se sont infiltrés à Ntombi/Mambabio (Groupement des Bambuba-Kisiki, en Secteur de Beni-Mbau, à environs 46km nord-ouest de la Ville de BENI) y ont tué sauvagement 5 civils. Les assaillants ont par ailleurs incendié 2 motos avant de se volatiliser dans la nature.

Selon les sources du CEPADHO, les victimes tuées sont des hommes, des habitants du village de My-moya membres de trois familles qui étaient ici pour des activités champêtres. Les corps des illustres disparus ont été levés du lieu de drame pour May-moya le soir de ce jeudi.

Pendant ce temps, notre Structure a été alertée de la découverte ce jeudi d’un autre corps sans vie à Manzanzaba, dans le même Groupement. Il s’agit d’une autre victime décapitée par les ADF mercredi 27 mai courant.

Les massacres de Ntombi/Mambabio amènent à 642 les civils massacrés par les ADF, en représailles aux offensives de grande envergure lancée contre eux par les FARDC depuis le 30 octobre 2019. Parmi ces victimes plus ou moins 521 sont du Territoire de Beni.

Eu égard à l’ampleur de la menace, notre Organisation en appelle à l’implication personnelle du Président de la République pour réévaluer urgemment les Opérations Sukola1. Cela en vue de leur adaptation à la taille de l’ennemi.
La furie des ADF, à la base de la tragédie à laquelle on fait face en Territoires de Beni et d’Irumu, doit être immédiatement arrêtée.

C. Mulakirwa/L’INTERVIEW.CD

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