RD Congo : « Des militaires et miliciens burundais ont été envoyés clandestinement dans l’est de la RDC depuis fin 2021 » affirme une ONG Burundaise

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militaire burundais en RDC

Des centaines de soldats et de miliciens burundais ont été introduits clandestinement dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis la fin de 2021, selon un rapport publié par l’ONG Initiative pour les droits de l’homme au Burundi (IDHB).

« Depuis décembre 2021, l’armée burundaise a envoyé des centaines de militaires et de membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, dans la République démocratique du Congo (RDC). Leur principale cible est le groupe d’opposition armé burundais RED-Tabara, qui a lancé des attaques sporadiques au Burundi ces dernières années. » écrit l’initiative pour les droits humains au Burundi, une ONG.

Toujours selon l’IDHB, une organisation basée à l’étranger qui a recueilli de nombreux témoignages (militaires, membres de la famille, membres des partis au pouvoir et de l’opposition, etc.), des militaires et des « Imbonerakure » – membres du mouvement de jeunesse du parti au pouvoir – ont été secrètement déployés dès décembre 2021.

« L’opération a été douloureusement mal préparée. Certains Imbonerakure ont reçu très peu d’informations à l’avance. De nombreux Imbonerakure et militaires burundais ont été tués ou blessés dans les combats. Des militaires burundais, des Imbonerakure et des membres de groupes armés congolais avec lesquels ils ont formé des alliances auraient commis de graves exactions contre des civils congolais. » écrit l’IDHB. 

« Plusieurs centaines de militaires burundais et d’Imbonerakure – plus de 1.000 – se seraient rendus en RDC par vagues successives depuis fin 2021. On estime qu’environ 700 s’y sont rendus à un moment donné, au début du déploiement en décembre 2021« , détaille-t-elle, tout en affirmant ne pouvoir confirmer « le nombre exact de militaires et d’Imbonerakure déployés, ni le nombre d’incursions« .

En outre, les autorités burundaises ont affirmé agir uniquement dans le cadre d’interventions connues par la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), l’Union africaine ou l’ONU.

Il sied de noter que le gouvernement congolais ne s’est pas encore prononcé quant à ce.

 

Rédaction de l’INTERVIEW.CD

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