Présidence du Sénat : Alexis Thambwe Mwamba vs Modeste Bahati : le conflit au palais !

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L’élection à la chambre haute du Parlement congolais risque d’être un duel entre les enfants d’une même famille, le Font commun pour le Congo (FCC) dont l’autorité morale reste le sénateur Joseph Kabila.

Alors que l’autorité morale du Front commun pour le Congo (FCC), Joseph Kabila, a choisi Thambwe Muamba comme candidat de cette plate-forme politique à la présidence du Sénat, l’AFDC-A de Modeste Bahati ne désarme pas.

Ce regroupement membre du FCC persiste sur sa décision par rapport à son choix. « Modeste Bahati constitue le plan B du choix du FCC », a indiqué le Premier vice-président par intérim de l’AFDC-A, Placide Mutabunga, dans son intervention sur Top Congo FM.

Pour s’en convaincre, ce cadre de l’AFDC-A se réfère au cas She Okitundu qui, malgré la majorité au Sénat que détenait le Majorité présidentielle dont il était membre et qui avait présenté sa candidature, a perdu cette élection au profit de l’indépendant Léon Kengo wa Dondo. Loin d’être une rébellion, le geste de l’AFDC-A serait donc une prudence.

L’AFDC-A et Bahati sous l’œil du  cyclone

En présentant le candidat choisi par l’autorité morale pour la présidence du Sénat pour le compte du FCC, le coordonnateur de cette plateforme, Néhémie Mwilanya, a invité toutes les forces politiques représentées au Sénat d’apporter à ce ticket tout leur soutien.

Ce qui fait dire que la position adoptée par l’AFDC-A risque de la mettre à porte-à-faux avec toute cette plate-forme.

« Modeste Bahati signe, par cette décision son départ de sa plate-forme. Et, il doit savoir que l’on ne bafoue pas impunément la décision de l’autorité morale, dans ce regroupement politique », a affirmé un analyste politique.

Ce dernier indique qu’un coup de fil reçu du chef de file du FCC, lui menaçant de réduire le nombre de ses députés nationaux avait, en son temps, conduit Modeste Bahati à tempérer ses revendications. Comme l’homme se résout de foncer, a expliqué cet analyste, cela signifie qu’il n’est plus dans le FCC, sinon, il sera obligé de quitter.

On se rappellera que mécontent de la volonté du PPRD de rafler tous les postes réservés au FCC, sinon de se tailler la part du lion, Modeste Bahati avait pris contact avec l’UNC de Vital Kamhere ou la coalition Cap pour le changement, qui a porté la candidature de Félix Tshisekedi à la présidence de la République.

Fort de son poids politique l’AFDC-A réclamait être reconnue comme telle et avoir soit la primature ou la présidence du Sénat. N’ayant obtenu la primature, le regroupement conduit par Bahati Lukwebo s’est résolu de solliciter à ses pairs du FCC, la présidence de la chambre haute du Parlement. Et, dans une lettre adressée le 1er juillet 2019 au coordonnateur du FCC, l’AFDC-A a officiellement porté la candidature de Modeste Bahati à ce poste. Aujourd’hui que le FCC rend public le choix opéré par son autorité morale, Joseph Kabila, la témérité de l’AFDC-A commence à faire peur à plus d’un observateur.

Lucien Masidi

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