Kasaï Central : enfin, les malades à déformation physique soulagés




hopital kananga

C’est depuis quelques mois que la ville de Kananga bénéficie de services sanitaires avec des interventions divers dans le domaine de la kinésithérapie, domaine qui présente beaucoup de peines au chef-lieu de la province du Kasaï Central.

Soucieux de la situation de nombreux malades qui ne savent à quel sein se vouer, l’hôpital José Oudney de Kananga a fait recours à un spécialiste venu de Kinshasa pour apporter secours à une population en plein désespoir.

Arrivé à Kananga il y a plus de deux mois maintenant, docteur Denis Mundele dit avoir procédé pendant un mois à la consultation gratuite, pour dénombrer les cas en situation d’urgence.

“Je suis ici à Kananga pour compatir avec mes frères et sœurs qui sont dans le besoin; je m’occupe beaucoup plus de l’ortopedie, de la kinésithérapie et toutes les conséquences laissées par certaines maladies comme les déformations physiques causées par la méningite”, a lâché à L’INTERVIEW.CD, ce médecin spécialiste trouvé en pleine consultation ce samedi matin.

Docteur Denis Mundele se réjouit cependant des conditions de travail et de la qualité des matériels mis à sa disposition pour la réalisation de ses tâches.

“II y a une bonne évolution depuis que je suis arrivé à l’hôpital José Oudney ici.
J’ai trouvé des matériels nécessaires qui me facilite les interventions, donc toutes les conditions sont réunies ici”, a-t-il renchérit.

Et comme difficultés rencontrées, l’homme parle des moyens financiers qui posent problème pour bon nombre de malades.

Une vingtaine de malades trouvés en attente dans cet hôpital ont salué la bonne évolution de leur prise en charge.

“Depuis que je suis venu, il y a toujours changement du jour au lendemain.
Je ne savais pas marcher seul, mais au bout de deux mois maintenant, je fais les pieds de chez moi jusqu’ici”, a témoigné Willy Muzembe, l’un des malades.

Notons par ailleurs que ce médecin a rassuré que le coût pour la prise en charge a été fait revu à la baisse afin de faciliter l’accès aux soins à la population concernée.

Pierre Love MUKENDI/L’INTERVIEW.CD