Insécurité dans l’est de la RDC : « Nos FARDC doivent monter en puissance pour devenir une armée forte » (Josué Mufula)

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Josué Mufula

Dans une interview accordée à la presse ce mardi 16 août à l’aéroport international de Goma, le député national Josué Mufula élu de la ville de Goma, a déploré la situation sécuritaire actuelle de la République Démocratique du Congo particulièrement dans la province du Nord-Kivu qui demeure inquiétante.

Pour lui, faire de la question de l’amélioration des conditions de vie des militaires et policiers une des priorités pour leur permettre de bien sécuriser la population surtout celle de l’est longtemps meurtrie mais aussi c’est pour leur permettre de combattre efficacement les groupes armés qui sèment terreur et désolation.

« Je suis l’un des députés surtout membre de la commission Défense et Sécurité. Les questions sécuritaires de chez nous, nous préoccupent. Et nos FARDC doivent absolument monter en puissance et devenir une armée forte. J’ai proposé également la modification de la loi portant statut du militaire pour qu’il ait certains avantages liés à la profession sous le drapeau. Tant qu’on ne prendra pas compte de ces deux lois, nous continuerons à patauger et il n’y aura aucune solution. Il est inhumain de laisser ceux qui se battent jour et nuit pour protéger la population et ses biens mais aussi l’intégrité territoriale vivre dans les conditions inhumaines. D’où l’urgence pour le gouvernement Sama Lukonde de faire de son mieux pour améliorer les conditions de vie de nos militaires et policiers, cela aura beaucoup d’avantage sur le retour de la paix tant recherchée chez nous à l’est que plus d’un congolais attend avec impatience », a-t-il insisté.

Il ajoute que la loi d’habilitation va permettre de donner assez des moyens aux FARDC car en ce qui concerne la loi de programmation militaire au sein de l’Assemblée nationale, elle a était placé dans le tiroir du gouvernement.

« Il sera difficile de réaliser les résultats escomptés surtout par l’état de siège instauré au Nord-Kivu et en Ituri. J’ai toujours insisté et j’insisterai sur cette loi. Je pense que cela relève de la responsabilité du gouvernement. Notre armée doit monter en puissance et cela le plus vite possible dans le but de devenir une armée dissuasive. L’autre sur la suppression du chevauchement entre deux chaînes des commandements afin d’obtenir une seule chaîne de commandement qui combine la mise en œuvre et la mise en condition », a-t-il indiqué.

 

Mérite BAHOGWERHE/L’INTERVIEW.CD

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