Gestion de la Gécamines : la COGEP reste inquiète




Analysant le rapport de cette société du Portefeuille de l’Etat qui avait pensé, en 2018, rétablir la vérité sur ce qu’elle avait qualifié de « mensonges » des ONG de la RDC sur sa gestion, cette plate-forme se dit convaincue qu’il y a encore des questions qui persistent.

La Coalition pour la gouvernance des entreprises publiques du secteur extractif (Cogep) a publié, le 7 juin à Roméo Golf, à Gombe, son analyse du rapport de la Gécamines intitulé « la vérité sur les mensonges des ONG de la RDC ».

Dans ce document, cette plate-forme des organisations de la Société civile se dit convaincu que certaines questions quant à la gestion de cette société du Portefeuille de l’Etat persistent. « Toutes ces questions, nous les avons posées à la Gécamines. Mais, jusqu’à ce jour, cette société ne nous a pas répondu. Donc, il y a des questions qui demeurent », a expliqué le Coordonnateur de la Cogep, Mè Daudet Kitwa Kaluma, dans le résumé de cette analyse faite devant l’assistance.

Dans son analyse de la réaction de la Gécamines, en effet, la Cogep relevé certains points positifs du rapport de la Gécamines. Il s’agit notamment de la divulgation d’informations détaillées en réponse aux préoccupations des ONG, de la réalisation de 1.294 milliards de dollars américains des revenus tirés des partenariats de 2009 à 2014, et de la relance de la recherche géologique et la certification  des gisements dans la perspective de relance de cette société.

Ces ONG ont également noté l’ambition de racheter  certains gisements afin de les retourner dans son portefeuille minier ainsi que la restructuration de l’organigramme de la Gécamines pour l’aligner aux standards modernes des entreprises extractives

Des questions persistantes

Malgré ce satisfecit, la Cogep a, par contre, relevé des déclarations contradictoires  sur les revenus et paiements, la non publication des états financiers et les rapports financiers, le manque de transparence, la non déclaration des prêts et avance à l’ITIE ainsi que la contradiction dans les dossiers de la vente des parts de Metalkol et les recettes de vente des scories. Cette coalition d’ONG a également regretté l’investissement et la production décevants de la Gécamines et les violations de droits de travailleurs.

Après échanges avec les participants, la Corep et toute l’assistance ont relevé le devoir pour tous, de contribuer à l’amélioration de la gouvernance de toutes les entreprises du portefeuille de l’Etat, en général, et celles du secteur extractif, en particulier.

Lucien Masidi