Conditions de Travail Préoccupantes pour les Employés des Entreprises Indo-Pakistanaises, Chinoises et Libanaises en RDC

Le dimanche 9 juillet, les travailleurs du secteur commercial appartenant à des entreprises indo-pakistanaises, chinoises, libanaises et autres, affiliés à l’Association des travailleurs du Congo (ATCO), ont plaidé pour de meilleures conditions de travail. Cette demande a été exprimée lors d’une assemblée générale qui a eu lieu dans la commune de Kalamu, à Kinshasa.
L’association, représentée par Abdoul Belsi Ngandi, a sollicité l’intervention des autorités congolaises pour améliorer leur situation. Les travailleurs estiment que leur salaire, fixé en dollars américains, est mal converti en francs congolais avec un taux de change de 1 415 francs par dollar, ce qui affecte considérablement leur niveau de vie.
En outre, ils soulèvent des préoccupations concernant les horaires de travail prolongés. Selon Ngandi, les travailleurs du secteur du commerce commencent leur journée de travail à 7 heures du matin et la terminent souvent à 18, 20, voire 21 heures, sans recevoir de compensation pour ces heures supplémentaires.
En plus de ces problèmes, l’ATCO s’inquiète également de la sous-traitance. Ngandi déplore la situation où une personne est recrutée puis gérée par celui qui l’a placée, une pratique qu’ils souhaitent voir abolie dans le secteur commercial.
En somme, l’association demande l’intervention de l’inspecteur général du travail ou du ministre du Travail pour examiner et améliorer les conditions de travail dans leur secteur.
Zola NKOSI/L’INTERVIEW.CD