Beni : au moins 6 blessés dont deux élèves et le commandant PNC, dans des échauffourées à l’Institut Bungulu

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Un officier supérieur de l’armée congolaise accusé d’avoir occasionné des altercations entre élèves et éléments de l’ordre ce lundi 22 novembre, dans la concession de l’Institut Bungulu à Beni au Nord-Kivu.

C’était aux environs de 10 heures quand un lieutenant colonel FARDC est allé réclamer le téléphone de son fils qui était déjà confisqué par le directeur de discipline de l’Institut Bungulu, cela conformement au règlement intérieur de cette institution scolaire.

Selon les témoins, l’officier de l’armée, sans pour autant passer par le bureau de l’école, a surgi dans une salle de classe où il donnait cours et a commencé à le menacer en présence des apprenants.

C’est dans ce contexte que les élèves se sont révoltés et ont voulu achever l’officier militaire. Il a été sauvé de justesse grâce à certains enseignants de cette même école, indique notre source.

Les éléments de l’ordre venus pour sauver l’officier militaire ont essuyé des jets de projectiles des apprenants. Ce qui les a poussés à tirer en l’air pour disperser les manifestants et sauver le militaire.

Selon Jérémie Kasereka Kinyangwa, l’un des syndicalistes des enseignants qui a vécu le fait, au moins six personnes sont sortis avec des blessures dont deux apprenants et les policiers dont le responsable de la police en ville de Beni, le commissaire supérieur principal Lemba Sébastien.

Le maire de Beni, Muteba Kashale Narcisse annonce une audience de fragrance pour ce mardi 23 novembre afin d’établir les responsabilités.

Entre-temps, les enseignants annoncent la suspension des cours dans toutes les écoles de la sous division de Beni, en attendant le verdict de ce procès.

 

Milan Kayenga/ L’INTERVIEW.CD

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