Travail : les structures privées de placement interpellés par le ministre

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La réunion prévue le mardi 21 mai 2019 dans son cabinet de travail permettra notamment de mettre de l’ordre dans ce secteur dans lequel évolue la grande majorité de travailleurs du pays.

Le secteur de la sous-traitance continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive en RDC. Sur un total de 134 entreprises privées œuvrant dans le secteur de la sous-traitance, seules dix-huit sont en conformité avec la loi et sont autorisées à fonctionner en République démocratique du Congo.

Cette situation avait également conduit le ministre Matuku, à prendre, depuis le 10 mai 2019, la décision portant interdiction de fonctionnement de certains de ces services privés de placement.

Alors qu’aujourd’hui, la grande majorité d’entreprises fonctionnent avec des sous-traitants qui, du reste, rémunèrent très mal les employés, les employés qui ont des contrats avec ces services privés de placement se plaignent de leur gestion par ces derniers. « Travailler en contrat avec une entreprise de sous-traitance en RDC, relève d’un véritable chemin de la croix, pire que l’esclavage », affirment certains travailleurs de ces entreprises.

Dans leurs revendications, ces travailleurs notent que la grande partie de leurs salaires versés par les entreprises où ils travaillent vont dans les comptes des services de placement. « Nous recevons des miettes alors que la grande partie de nos salaires vont dans ces entreprises de placement », se plaignent ces travailleurs. Ces derniers affirment ne jouir d’aucun avantage au sein des entreprises où ils prestent que cela soit dans le cadre de la prise en charge médicale ou d’autres aspects de la vie. Selon eux, le domaine de la sous-traitance en RDC fonctionne au mépris de la loi sur ce secteur promulguée le 8 février 2017, par le l’ex-président de la République, Joseph Kabila Kabange.

Ce serait donc pour remettre la pendule à l’heure que le ministre en charge de l’emploi, du travail et de la prévoyance sociale, Lambert Matuku Memas, a convoqué tous ces services de placement, pour une réunion, le 21 mai, dans son cabinet de travail.

Lucien Masidi

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