RDC : Bruno Mavungu, Président de l’UDRC dit non au divorce CACH/FCC

A l’occasion des échanges des vœux avec ses membres




Bruno-Mavungu
Le Président de l’UDRC, Me Bruno Mavungu estime que le divorce CACH-FCC serait préjudiciable pour le bon fonctionnement du pays. LINTERVIEW.CD

Me Bruno Mavungu qui approuve entièrement l’IPR initié par le Gouvernement pour tous les fonctionnaires, pense que l’éclatement de la coalition au pouvoir sera improductif pour le pays.

Le président national de l’Union des démocrates pour la renaissance du Congo (UDRC), Me Bruno Mavungu Puati a dit non au divorce CACH/FCC que certaines mauvaises langues souhaiteraient de tous leurs vœux.

Il a pris cette position hier à l’occasion de la cérémonie d’échanges des vœux entre le directoire du parti et ses membres organisé au siège de l’UDRC à Masina/Petro Congo.

Pour le leader de cette formation politique alliée au CACH (Cap pour le changement), briser le mariage entre le FCC et le CACH serait dommage non seulement pour les acteurs politiques membres de cette coalition au pouvoir, mais aussi pour l’ensemble de la république.

Sa scission va fragiliser et déstabiliser les institutions de la république et provoquer une crise qui sera difficile à aplanir. Pour Me Bruno Mavungu en effet, nos gouvernants doivent prouver au monde qu’ils sont capables de travailler ensemble, en dépit de quelques divergences mineures.

Il a tenu à rappeler que dans tous les Etats où se pratique la démocratie, aucune formation politique fut-elle populaire n’a formé seule un gouvernement. Ils s’associent toujours aux autres forces politiques de même tendance. La coalition au pouvoir tel que nous la vivons en RDC, n’est pas un fait nouveau. Ils sont tous de gauche (PPRD, UDPS…) Cela fait partie du jeu politique.

Pour ce qui est de l’alliance CACH-FCC, il n’y a pas des anges d’un côté et le diable de l’autre. Les gens doivent arrêter de diaboliser les uns et les autres.

Les deux regroupements sont des partenaires, des alliés qui ont décidé de s’associer pour diriger le pays ensemble. Suivant le mandat leur confié par le peuple.

L’UDRC qui est membre du regroupement Cap pour le changement, ne travaille pas pour le court terme, mais pour le long terme. Il fait déjà des projections pour les échéances électorales de 2023. Où la coalition au pouvoir a la possibilité de conserver le pouvoir si elle manœuvrait correctement durant ce mandat.

La nécessité de payer l’impôt    

Réagissant à une question de la presse sur l’IPR (Impôt professionnel sur le revenu) que le gouvernement central a imposé sur tous les fonctionnaires et agents de l’Etat, le président national de l’UDRC, Me Bruno Mavungu a dit que l’initiative était louable. Le congolais dira-t-il, doit avoir la culture de l’impôt. La plupart de pays développés de l’Europe occidentale (Belgique, Suisse, France …) et même d’Asie  comme le Japon, la Corée du Sud … n’ont pas en réalité des ressources naturelles du sol et du sous-sol.

Mais ils doivent leur essor économique par le progrès industriel bien sûr mais aussi et surtout par le respect du paiement de l’IMPOT. Celui-ci est sacré dans tous les pays du Nord.

Beaucoup de nos dirigeants qui boudent cette mesure gouvernementale, possèdent des villas et appartements en Europe où ils payent l’impôt immobilier et foncier.

Mais, pourquoi ne peuvent-ils pas payer l’impôt dans leur propre pays ?

Le renflouement des caisses de l’Etat passe inexorablement par l’impôt. Il n’y a pas d’autres voies. L’IPR est constitutionnel. Il n’est pas une invention du gouvernement Ilunga Ilunkamba. Et selon certains analystes, le Gouvernement ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Il doit explorer d’autres pistes notamment l’impôt immobilier et foncier où l’argent de l’Etat dort tranquillement.  Et n’attend que d’être récolté. Pour ce point précis, l’UDRC pense que l’Etat doit se donner des moyens pour relever ce défi.

La population congolaise doit intérioriser la culture de l’impôt. Celui qui permet à l’Etat de réunir des moyens pour construire et aménager des routes, des infrastructures hospitalières, scolaires et d’autres ouvrages publics devant garantir le bien-être des citoyens.

2020, année de l’explosion

2020 a été déclaré l’année de l’explosion par le président national de l’UDRC qui est décidé de redynamiser sa formation politique qu’il ambitionne d’implanter sur toute l’étendue du territoire national. Mais Madame le Secrétaire Général pense qu’il faut d’abord consolider les structures comme la Ligue des jeunes, la ligue des femmes au niveau de la capitale. Avant de prendre définitivement l’envol. L’objectif avéré : c’est 2023.

Jean-Pierre SEKE