Procès 100 jours : Des organisations pro-Kamerhe saisissent la communauté internationale via le bureau de la MONUSCO/Bukavu.

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Vital Kamerhe

Il s’agit du mouvement « Kamerhe libre » et les femmes leaders de la province du Sud-Kivu qui ont saisi la communauté internationale afin qu’elle s’implique dans la libération de Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Filex Tshisekedi, détenu selon eux, « injustement », à la prison centrale de Makala depuis le 8 avril 2020.

Dans un mémorandum adressé à la représentante spéciale du secrétaire général de Nations Unies en RDC à Kinshasa, et déposé aux responsables du bureau de la Monusco Sud-Kivu et Maniema à Bukavu, au terme d’une caravane motorisée organisée dans le chef-lieu du Sud-Kivu, ce vendredi 12 juin 2020, ces partisans du président national de l’UNC, font remarquer à la mission Onusienne le rôle important qu’elle est appelée à jouer en ce moment de turbulences politique au pays, surtout avec l’arrestation du leader du Kivu, qui risque d’entraver la paix et la stabilité au pays.

« Ceci étant, et compte tenu de la mission de stabilité dévolue à la MONUSCO sur toute l’étendue de la RDC, le mouvement Kamerhe libre et les femmes leaders du Sud-Kivu demandent à la communauté internationale à travers la MONUSCO de : dénoncer le complot politique contre le Kivu et particulièrement contre l’honorable Vital Kamerhe,
De s’investir officiellement pour la libération définitive de V. Kamerhe toujours détenu injustement à la prison de Makala pour la stabilité et l’Unité de la RDC », lit-on dans ce document

Outre celà, les manifestants demandent à la MONUSCO de pouvoir mener des enquêter sur toutes les violations de droit de l’homme, commis dernièrement par certains agents de l’ordre et ayant fait plusieurs blessés par balle et des arrestations arbitraires pendant les manifestations de soutien à l’honorable Vital Kamerhe au Sud-Kivu.

Pour Mugisho Kabunga Fidèle, président de la jeunesse UNC-ville de Bukavu, il est plus qu’urgent que le tribunal acquitte leur leader et président National étant donné que depuis l’instruction de ce dossier « purement politique et d’acharnement contre Vital Kamerhe » les parties accusatrices n’ont produits aucune preuve de sa culpabilité.

Notons que cette caravane motorisée a connu la participation de plusieurs centaines de membres de ces organisations et est partie du rond point ISP jusqu’à Muhumba au quartier général de la Monusco.

Rappelons qu’à l’issue des plaidoiries de toutes les parties au procès du 11 Juin, le tribunal a fixé le jugement au 20 juin prochain.

Pascal DIGADIGA NGABO/L’INTERVIEW.CD

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