Fizi/Minembwe : Un général des FARDC meurt de suite d’un arrêt cardiovasculaire

Le général Patrick Opia Bondani, commandant de la 12ème brigade d’intervention rapide basée à Minembwe dans le territoire de Fizi, est décédé la matinée de ce samedi 26 novembre, de suite d’un un arrêt cardiovasculaire.

C’est le porte-parole des opérations sukola 2 au sud de la province du Sud-Kivu le lieutenant Marc Elongo qui confirme cette nouvelle.

Il renseigne que cette disparition est arrivée après plusieurs mois passés aux soins en dehors de sa zone de commandement.

« Le général Opia est rentré à Minembwe le mardi 22 novembre pour répondre à la volonté du président de la RDC Félix Tshisekedi de sécuriser le territoire national. Aussitôt arrivé à Minembwe, il a exhorté les hommes sous son commandement au patriotisme, et au respect du droit international humanitaire », indique le lieutenant Jérémie Méta, porte-parole de la 12ème brigade d’intervention rapide à Minembwe.

Il poursuit en expliquant que sous le commandement du regretté Opia, la 12ème brigade d’intervention rapide a tenu une réunion avec la notabilité locale de Minembwe vendredi et le général Patrick Opia a exhorté les notables de Minembwe la sincérité dans la collaboration entre les civils et les militaires dans l’unité, et le patriotisme.

Il les a invités à soutenir le programme du désarmement démobilisation et réinsertion communautaire et sociale PDDRC-S selon la vision du président Tshisekedi.

« Aussi, le commandant de la 12ème brigade leur a promis de multiplier les patrouilles de l’armée en profondeur pour limiter le champ d’action des forces négatives, et ce matin l’homme a fait un AVC, et n’est plus dans ce monde », regrette-t-il.

Notons que depuis quelques semaines, une accalmie s’observe à Minembwe et dans d’autres coins périphériques de cette commune rurale. Plus d’un habitant de cette partie du Sud-Kivu déplore cette disparition, étant donné que ce haut gradé de l’armée a réussi à maintenir la sécurité à Minembwe, en dépit de la situation sécuritaire volatile dans la zone, liée à l’activisme des groupes armés locaux d’autodéfense.

Pascal Ngabo/L’INTERVIEW.CD