5 Questions à l’ambassadeur de la Corée du sud en RDC

5 Questions à l’ambassadeur de la Corée du sud en RDC

Il parle du Musée national dont la construction était financée par le   gouvernement de son pays, de ses relations avec Pyongyang, de la situation des femmes de réconfort et de la coopération entre Séoul et Kinshasa

Nous avons posé cinq questions à l’ambassadeur de la République de Corée (Corée du sud) en République démocratique du Congo, son excellence KiM Kiejoo. C’était hier mardi 11 juin à l’issue de la visite qu’il a effectué sue le chantier du Musée national financé entièrement par son pays à hauteur de 21 millions USD et dont  la fin des travaux est programmée pour ce vendredi 14 juin 2019.

LINTERVIEW.CD : Mr l’ambassadeur, vous venez de visiter le chantier du Musée national de la RDC situé le long du boulevard Triomphal à Kinshasa. Que représente pour vous cet ouvrage ?

Son excellence KiM Kiejoo: Merci pour la question M. le journaliste. Le Musée national de la RDC construit et financé entièrement  par le gouvernement Sud – Coréen, est une fierté pour moi-même et mon pays. Il est le fruit de la coopération Congolo – Coréenne. Son coût évalué à 21 millions USD est un don de mon gouvernement au peuple congolais.

Cet ouvrage est en fait le grand projet que la République de Corée a financé en Afrique centrale. Il va aider la population congolaise à mieux connaître son patrimoine culturel et son histoire.

 A quand finalement son inauguration ?       

Je tiens a vous rappeler que les travaux de construction de ce Musée national a démarré le 27 juillet 2016. Tandis que la fin des travaux est programmée pour ce vendredi 14 juin 2019. Mais son inauguration n’interviendra qu’on mois de novembre prochain.

Il est construit sur un standard international. Il est constitué de plusieurs salles d’exposition, d’une bibliothèque, des salles de conférences et des fêtes, d’un cafétariat…

Je suis convaincu qu’il va attirer beaucoup de touristes  qui viendront aussi bien des provinces que de l’étranger.

Pouvez – vous nous faire rapidement l’état des lieux de la coopération entre la Corée du Sud et la RDC ?

Oui les relations entre nos deux pays sont au beau fixe. Sur le plan de la coopération, le gouvernement Sud – Coréen intervient dans plusieurs  secteurs en République Démocratique du Congo parmi lesquels : la Santé, le développement rural, la bonne gouvernance, l’éducation. Nous organisons plusieurs voyages d’études et de stages en faveur des fonctionnaires et cadres congolais chaque année.

Nous intervenons également dans l’adduction d’eau potable. Pour ce point précis, le gouvernement  de la République de Corée à travers KOICA, son agence de développement a construit plusieurs ouvrages d’adduction d’eau potable en provinces et dans la capitale. L’investissement le plus récent dans ce secteur, concerne la construction d’une usine de production et de traitement d’eau potable d’une grande capacité à Lemba – Imbu dans la périphérie de Kinshasa. Elle va desservir en eau potable, les populations des plusieurs quartiers du Sud et de l’ouest de la capitale.

Au regard du climat tendu entre la Corée du Sud et la Corée du Nord. Croyez – vous à l’unification de ces deux pays un jour comme ce fut le cas pour les deux Allemagnes.

Oui nous le croyons fermement. Parce que les deux pays ont vécu plus de mille (1000) ans ensemble et 70 ans seulement de séparation. Il y a des bonnes raisons de croire à l’unification de deux Corées qui, en réalité, ne forme qu’un seul peuple. Notre gouvernement travaille nuit et jour pour cette objectif.

Il existe en Corée du Sud une catégorie des dames qu’on appelle femmes de réconfort. Qui avaient été violentées et abusées sexuellement par des militaires lors de l’occupation de la péninsule Coréenne par le Japon de 1910 à 1945. Où en est t-on avec ce dossier ? Le Japon a-t-il déjà reconnu cette situation ?

Oui, la question est encore en cours. Nous voulons que le Japon reconnaisse cette situation et puisse apporter une certaine indemnisation à ces femmes. Actuellement elles sont au nombre de 20 ou 30 encore vivantes. Pour nous, nous souhaitons qu’avant que toutes ces femmes ne meurent que le Japon puisse reconnaitre cette situation.

Mais au delà de ce problème, le Japon reste un partenaire très proche avec lequel nous échangeons sur plusieurs domaines. Je crois que partenaire, il le demeurera.

                                           Propos recueillis par Jean – Pierre Seke